Lyon 1ère

Auvergne-Rhône-Alpes: Wauquiez veut rogner partout pour économiser 75 millions

Vendredi 1 Avril 2016

Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez
Le nouveau président d'Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, veut couper dans le train de vie de la région et ses subventions pour réussir à économiser 75 millions d'euros sur son budget 2016.
 
Il s'agit d'un "budget de rupture" qui doit permettre, selon lui, de "sortir du gaspillage" du précédent exécutif régional, tenu par les socialistes, a-t-il expliqué vendredi lors d'une conférence de presse.
 
L'opposition régionale a aussitôt jugé l'objectif irréalisable.
 
Sur 2,9 milliards d'euros de budget, Wauquiez compte rogner 17 millions en réduisant les indemnités des conseillers régionaux, la rémunération des collaborateurs du cabinet ou en supprimant les téléphones portables de tous.

Sans compter les gains de productivité dus à la fusion des deux anciennes régions, Auvergne et Rhône-Alpes.

Laurent Wauquiez souhaite aussi une "redéfinition des politiques" régionales en baissant par exemple de près de 5 millions d'euros les subventions aux associations, notamment celles qui organisent des événements culturels à l'étranger.
 
Il entend également demander des pénalités à la SNCF lorsque les TER seront en retard ou en grève. "Sur la dernière grève du 9 mars, on a demandé 340.000 euros à la SNCF", illustre-t-il.
 
Ces économies ne s'accompagneront d'aucune hausse d'impôts mais d'une augmentation de l'investissement de 100 millions. Sur les 897 millions d'investissements prévus, la région souhaite  privilégier les infrastructures numériques (très haut débit) ou les transports.

La sécurisation des lycées et des abords des gares est également au programme même si les portiques annoncés dans les lycées ont été reçus avec hostilité par les proviseurs et les parents de plusieurs établissements.
 
 

Jean-François Debat
Jean-François Debat
"Laurent Wauquiez se moque du monde en donnant aux journalistes des éléments invérifiables que les élus n'ont même pas eus, a réagi auprès de l'AFP Jean-François Debat, chef de file du PS dans la région.
 
"Il n'y arrivera pas. Au mieux, il fera la moitié des économies qu'il annonce", a surenchéri de son côté l'écologiste Jean-Charles Kohlhaas.
 
"Sur le train de vie, je n'y crois pas, sur les économies issues de la fusion non plus puisque tout le monde dit que ça va coûter plus cher", ajoute-t-il.
 
Ni sur les pénalités à la SNCF: par exemple la grève de cette semaine était due à un projet de loi du gouvernement qui n'a rien à voir avec la SNCF, la SNCF refusera donc toute pénalité, selon lui.
 
Sans compter les suppressions d'emplois qui vont résulter de la baisse des subventions aux associations. "Il va y avoir de la casse", redoute Jean-François Débat.
 


 

Christophe Boudot
Christophe Boudot
"C'est un foutoir pas possible, on n'a jamais vu ça", s'est indigné de son côté le chef de file du Front national Christophe Boudot. "On ne peut pas travailler, on n'a pas accès aux informations", a-t-il encore déploré, accusant au passage Laurent Wauquiez d'avoir repris un
certains nombres de propositions du FN.
 
Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20