Lyon 1ère

Coup de frein au projet de centre des congrès à Annecy, cher à Accoyer

Jeudi 1 Décembre 2016

Le tribunal administratif de Grenoble a donné un coup de frein au projet de création d'un centre d'expositions, de séminaires et de congrès à Annecy, sur les bords du lac, en suspendant jeudi
les arrêtés préfectoraux reconnaissant son utilité publique.

Saisi par trois associations de protection de l'environnement, le juge des référés estime qu'en l'état de l'instruction, il existe un "doute sérieux quant à la légalité des arrêtés attaqués" et ordonne leur suspension, dans une ordonnance.

En date des 12 et 19 septembre, ces arrêtés portaient l'un sur l'utilité publique et l'autre sur la mise en compatibilité des plans locaux d'urbanisme des deux communes concernées par ce projet, Annecy et Annecy-le-Vieux.

La communauté d'agglomération d'Annecy (C2A), présidée par le maire UDI d'Annecy Jean-Luc Rigaut et porteuse du projet, a "pris acte" de cette décision, soulignant que la déclaration d'utilité publique n'était "pas annulée aujourd'hui" et que "le projet se poursuit comme prévu".

"Les opposants ont engagé la bataille juridique. Nous irons dans cette voie s'il le faut", a écrit M. Rigaut dans un communiqué, ajoutant qu'allait être expertisée "l'opportunité de saisir le conseil d'Etat dans les 15 jours" légaux.

Le député-maire d'Annecy-le-Vieux, Bernard Accoyer, en septembre, avait souligné dans le Dauphine Libéré "l'urgence de trouver des solutions pour que nos enfants et petits-enfants puissent continuer à travailler dans notre région" et plaidé pour les investissements "dans le tourisme d'affaires, vraie chance pour l'économie" locale.

"Pour nous ce n'est pas un arrêt, c'est un stationnement sur le côté. C'est provisoire, en attendant la décision sur le fond", selon Me Christian Gaucher, avocat de la C2A.

A l'inverse, Me Louis Cofflard, avocat des Amis de la Terre en Haute-Savoie, de la Frapna 74 et de l'association Lac d'Annecy Environnement, y a vu "le début de la fin de ce projet" qui prévoyait 10.000 m2 de complexe dont 7.000 m2 enterrés.

Les associations, qui avaient attaqué sur la question environnementale, se disent "confiantes" pour la suite après avoir convaincu "en référé qu'il y avait un doute sur une violation de la loi littoral en bord de lac, et sur l'utilité publique" d'un projet dont le coût a augmenté de 18% depuis le choix de la maitrise d'oeuvre, en 2013, pour avoisiner les 50 millions d'euros (hors taxes) à la charge des collectivités publiques.


Avec AFP

 
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