Lyon 1ère

Décision à l'automne sur l'annulation de deux sièges d'extrême droite à Vénissieux

Vendredi 11 Avril 2014

Décision à l'automne sur l'annulation de deux sièges d'extrême droite à Vénissieux
Le tribunal administratif de Lyon a annoncé vendredi qu'il statuerait à l'automne sur deux recours demandant l'annulation de l'élection de deux conseillers d'extrême droite à Vénissieux (Rhône), dont Yvan Benedetti, lors des dernières municipales.
 
Le président du TA de Lyon, Etienne Quencey, a rappelé vendredi lors d'une conférence de presse que les délais de la justice administrative pour statuer sur des recours attaquant des résultats électoraux étaient de trois mois pour les communes de moins de 9.000 habitants, ce délai étant prolongé pour les villes de plus de 9.000.
 
Le préfet du Rhône Jean-François Carenco avait déposé début avril un "déféré" demandant d'annuler l'élection d'Yvan Benedetti et d'Estelle Gagon, tous deux élus sur la liste "Vénissieux fait front" (10,27% au second tour des municipales).
 
La liste était conduite par M. Benedetti, ex-membre du FN et ancien dirigeant de l'Oeuvre française, groupuscule d'extrême droite radicale dissous à l'été 2013. Sur la liste figurait aussi Alexandre Garbriac, qui dirigeait un autre mouvement dissous en 2013: les Jeunesses nationalistes.
 
Yvan Benedetti avait été élu en 2008 à Vénissieux sous l'étiquette du FN, dont il avait été exclu en 2011 - pour s'être qualifié lui-même sur internet d'antisioniste, antisémite et antijuif - avant de prendre la tête de l'Oeuvre Française, ouvertement pétainiste.
 
Un deuxième recours au TA a également été déposé par Christophe Girard, candidat UMP malheureux à Vénissieux (30,40% au second tour). Il demande l'annulation des deux tours du scrutin, rappelant "l'enregistrement d'une liste reconnue comme irrégulière" et affirmant que "de nombreux électeurs ont été empêchés de voter aux abords de plusieurs bureaux de vote".
 
Dans sa requête, le préfet a rappelé que 19 personnes - sur 49 que comptait la liste d'Yvan Benedetti - n'avaient pas été prévenues qu'elles figureraient sur cette liste et ont donc été "trompées". Il a estimé que l'élection des deux conseillers d'extrême droite était donc "entachée d'irrégularité".

Avec AFP


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