Lyon 1ère

Ecopla: des ex-salariés fustigent le nouveau projet de Cuki Cofresco

Dimanche 19 Mars 2017

Ecopla: des ex-salariés fustigent le nouveau projet de Cuki Cofresco
Des ex-salariés d'Ecopla, mobilisés depuis le placement en liquidation judiciaire de leur entreprise, ont dénoncé dimanche dans un communiqué le nouveau projet du repreneur italien Cuki Cofresco, accusé d'agir "en totale contradiction avec ses engagements".

Les deux parties avaient entamé depuis janvier des discussions sous le contrôle du ministère de l'Économie et des Finances pour qu'un projet de redémarrage de l'entreprise soit bâti sur le site de l'entreprise, situé à Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère, ainsi que le souhaitaient les ex-salariés.

Vendredi, Bercy a annoncé que Cuki Cofresco, qui a racheté les actifs du fabriquant isérois de barquettes en aluminium, a promis de réimplanter unefiliale de production dans la vallée du Grésivaudan, où Ecopla était installé, "ou à proximité en Isère".

"La vérité aujourd'hui c'est qu'il n'y a plus aucun outil, aucun moule dans l'entreprise Ecopla. Voilà le résultat des négociations du 10 janvier à Bercy, alors qu'on nous avait promis un partenariat qui respecterait notre projet de Scop autonome", ont déploré les anciens promoteurs du projet de Scop.

"Nous n'avons plus confiance en ce partenaire, Cuki, qui agit en totale contradiction avec ses engagements. Et qui le fait sans la moindre réaction du gouvernement, acteur démissionnaire dans ce redémarrage rapide de la production".

"Le projet, dans son état actuel, est trop éloigné de notre autonomie, de notre identité, de nos valeurs, valeurs dont nous ne dérogerons pas: intégrité, solidarité et valorisation du travail dans le partage", ont-il enfin fait valoir, laissant entendre qu'ils suivraient désormais "une autre voie".

Ecopla employait 77 personnes au moment de sa liquidation judiciaire. Cesanciens salariés s'étaient alors fortement mobilisés pour faire émerger un projet de redémarrage de l'activité sur place.

Ils étaient notamment allés en justice l'an dernier pour faire valoir leur projet d'offre de reprise en société coopérative (Scop), en vain.


Avec AFP

 
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