Lyon 1ère

La vague LREM a déferlé sur Auvergne-Rhône-Alpes, NVB en grande difficulté

Dimanche 11 Juin 2017

La vague LREM a déferlé sur Auvergne Rhône-Alpes, bousculant des caciques LR qui paraissaient inexpugnables et contraignant l'ancienne ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem à un second tour extrêmement difficile.

En Marche! et son partenaire, le MoDem, seront présents au second tour dans 63 des 64 circonscriptions de la région - ils ne présentaient pas de candidat dans la 2e de Savoie.

Les deux alliés arrivent en tête dans toutes les circonscriptions de
l'Allier (3), de l'Ardèche (3), du Cantal (2), de la Drôme (4), de l'Isère
(10), de la Loire (6), de la Haute-Savoie (6) et du Rhône (14).

"Sauf quand existent des fiefs extrêmement forts, on est dans une
quasi-monochromie En Marche!, avec des faibles scores de la droite et un
retour du Front national à ses niveaux habituels", relève Renaud Payre,
directeur de Science-Po Lyon.

Aucun candidat n'a été élu directement à l'issue du premier tour et, en raison de la faible participation, il n'y aura aucune triangulaire au second.

A Lyon, ville du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, soutien de la
première heure d'Emmanuel Macron, En Marche! fait le grand chelem dans les quatre circonscriptions, avec des scores allant de 39% à 46% des voix. A
Villeurbanne, l'entrepreneur Bruno Bonnell obtient 36,69%, contraignant Najat Vallaud Belkacem (16,54%) à un second tour très difficile dans cette ville de tradition socialiste.

La déconvenue est aussi sévère pour les grands barons des Républicains.

Dans le Rhône, Georges Fenech et Philippe Cochet sont en ballottage très
défavorable derrière un candidat LREM. Dans le Beaujolais, Bernard Perrut, héritier d'une dynastie en place depuis 1988, est lui aussi en difficulté, de même que Sophie Cruz, qui aura beaucoup de mal à récupérer le siège laissé vacant par son compagnon Christophe Guilloteau.

D'autres tentatives de renouvellement au sein des Républicains ont tourné
court, avec l'élimination à Lyon d'Anne Lorne (Les Républicains), égérie de la
Manif pour tous.

Dans la très conservatrice Haute-Savoie, les scores des candidats En
Marche! ouvrent la voie à un grand chelem. Dans la 1ère circonscription, une parfaite inconnue, Véronique Riotton, affiche près de 48% des suffrages, contre 19% à Annabel André-Laurent (LR-UDI), qui a comme suppléant le sortant Bernard Accoyer.

"Le centre de gravité de l'électorat En Marche! s'est déporté vers la droite, ce qui a entraîné la marginalisation d'une partie du personnel politique régional", commente Renaud Payre.

En Savoie, la plus jeune candidate LREM de France, Typhanie Degois, 24 ans, arrive en tête (33,75%) devant Dominique Dord (LR, 29,51%), qui brigue un 5e mandat.

Dans la Drôme, le maire UDI de Montélimar Franck Reynier a échoué à se qualifier, devancé par REM et le Front national, tout comme Vincent Chriqui, directeur de campagne de François Fillon durant la présidentielle, en Isère.

Les Républicains ne résistent véritablement qu'en Haute-Loire, fief de Laurent Wauquiez, où les deux circonscriptions leur ont accordé plus de 40% des suffrages. Le parti se tient bien également dans le Cantal.

A Oyonnax (Ain), le sortant Damien Abad se distingue avec 35% des voix, mais il est bien seul...

Dans ce département, le Front national, pourtant bien implanté, n'accède au

second tour que dans la quatrième circonscription (Bourg-en-Bresse sud).

Dans la Loire, où Marine Le Pen était arrivée en tête au premier tour de la
présidentielle, aucun candidat frontiste ne se qualifie.

Au total, sept candidats FN passent l'obstacle du premier tour sur la
région, dont quatre en Isère.

L'absence d'accord avec le Parti communiste ne permet pas à la France
insoumise de renouveler ses performances du premier tour de la présidentielle dans les anciens fiefs ouvriers de la banlieue lyonnaise ou de la Loire. Ses candidats ne seront au second tour que dans cinq circonscriptions, avec à chaque fois des chances minimes de succès.

A Vénissieux près de Lyon comme à Echirolles en banlieue grenobloise, FI et PCF se neutralisent et envoient le FN au second tour.

Dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme, l'historique élu communiste
André Chassaigne arrive en tête. Dans le même département, l'ancienne
magistrate Laurence Vichnievsky (REM) devance nettement Louis Giscard
d'Estaing, fils de l'ancien président de République.



Avec AFP


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