Lyon 1ère

Le sénateur Maurice Vincent démissionne du PS sur fond de tensions locales

Mercredi 11 Janvier 2017

Le sénateur Maurice Vincent démissionne du PS sur fond de tensions locales
Le sénateur de la Loire Maurice Vincent a annoncé mercredi sa démission du Parti socialiste en réaction au "fonctionnement non-démocratique de la fédération" départementale.

"Je ne reprendrai pas ma carte au Parti socialiste tant qu'un fonctionnement démocratique n'aura pas été rétabli au sein de la fédération", actuellement dirigée par le député Régis Juanico, a déclaré à l'AFP le chef de file de l'opposition à Saint-Etienne, ville qu'il a dirigée de 2008 à 2014.

Maurice Vincent dénonce "la main-mise sur la fédération" de ce député récemment désigné vice-président du groupe PS à l'Assemblée nationale, où ilest l'un des représentants du courant Hamon.

Le sénateur de 61 ans, qui siège au Palais du Luxembourg depuis 2011, affirme avoir été "sciemment écarté de la désignation des candidats socialistes aux prochaines élections sénatoriales".

Il ajoute que "le fonctionnement autocratique du premier secrétaire fédéral, qui censure et empêche de s'exprimer ceux qui ne sont pas dans laligne de la fédération, a déjà entraîné le départ d'une douzaine d'adhérents du PS, dont l'ancienne maire de Montbrison Liliane Faure".

Interrogé sur le fonctionnement de cette fédération, l'autre député PS de la Loire, Jean-Louis Gagnaire, déclare: "Maurice Vincent découvre des choses dont j'ai été victime en 2015, lors de la préparation des élections régionales. Mais, moi, je n'ai pas quitté le PS."

Régis Juanico a réagi en estimant "logique que Maurice Vincent se mette -à nouveau- en congé du PS (...). Il tire les conséquences de son refus de respecter le vote démocratique des militants pour la désignation de nos candidats aux élections".

Soulignant qu'il continuera à siéger avec le groupe socialiste au Sénat, Maurice Vincent a par ailleurs annoncé mercredi qu'il soutenait la candidature de Manuel Valls à la primaire du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle.

Il recommande toutefois à l'ancien Premier ministre d'établir "une convergence avec Emmanuel Macron, sinon aucun des deux ne sera présent au second tour de l'élection présidentielle".


Avec AFP

 

Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20