Lyon 1ère

Les futurs personnels de la Métropole lyonnaise de nouveau mobilisés

Lundi 3 Novembre 2014

Les futurs personnels de la Métropole lyonnaise de nouveau mobilisés
Les agents de la future Métropole lyonnaise sont de nouveau appelés à se mobiliser jeudi par les syndicats du Grand Lyon et du conseil général du Rhône: les syndicats dénoncent les conditions du transfert des personnels à la nouvelle collectivité.
 
Après une journée de grève organisée le 4 juillet, un nouveau préavis a été déposé pour jeudi et un rassemblement est prévu à Lyon devant le futur siège de la Métropole où une réunion sur le "temps de travail" entre les partenaires sociaux est programmé.
 
Effective au 1er janvier 2015, la mise en place de la future Métropole de Lyon qui doit donner le "la" aux autres projets en gestation, doit s'accompagner du transfert de près de 4.000 agents du Département à la nouvelle collectivité qui regroupera au total près de 8.700 agents.
 
Or deux intersyndicales, l'une du conseil général du Rhône (CFDT, CFTC, CGT et FO), l'autre de la communauté urbaine du Grand Lyon (CFDT, CFTC et CGT) critiquent "une harmonisation vers le bas des conditions de travail, faisant fi des acquis des personnes de chaque collectivité".
 
Au coeur des difficultés: la future organisation du temps de travail des personnels de la Métropole qui constitue le principal point d'achoppement des négociations entre les différentes parties.
 
Les syndicats du Département dénoncent par exemple "une perte sèche du nombre de congés mais aussi une perte de souplesse dans l'organisation", selon la CFDT.
 
"On ne demande pas d'augmentation mais le maintien de ce qu'on avait jusqu'à présent", explique la CGT au conseil général.
 
"Les agents n'ont pas demandé la création de la Métropole", déplorent en choeur les intersyndicales des deux collectivités.
 
"Nous sommes en train de discuter avec les organisations syndicales", a commenté lundi le président du Grand Lyon (PS) et futur président de la Métropole, Gérard Collomb, qui devrait s'investir personnellement dans la négociation.
 
"Là où le bât blesse c'est que les organisations disent: +vous prenez ce qu'il y a de mieux dans les deux statuts+", a poursuivi le sénateur-maire de Lyon lors d'un point-presse.
 
Or selon les décomptes du Grand Lyon, cette hypothèse se traduirait par un surcoût de 20 millions d'euros pour la nouvelle collectivité.
 
Une perspective que semble écarter G. Collomb: "On ne fait pas la mutualisation pour augmenter de 10% les charges" de personnels.

Avec AFP


 

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