Lyon 1ère

Loire: nouvel arrêté limitant le voile et le burkini sur un bassin communal

Vendredi 14 Juillet 2017

Loire: nouvel arrêté limitant le voile et le burkini sur un bassin communal
Le maire divers droite de Lorette
(Loire) a fait voter en conseil municipal un nouvel arrêté restreignant le port du voile et du burkini sur le site du bassin communal.

Le parquet de Saint-Etienne a annoncé qu'une enquête préliminaire pour discrimination concernant Gérard Tardy a été ouverte la semaine dernière, à la suite de plaintes déposées par la Fédération nationale Maison des Potes - Maison de l'Egalité et par SOS Racisme Loire.

Mercredi soir, l'édile a fait évacuer le public et les journalistes présents, avant de proposer à son conseil une version amendée du règlement
intérieur controversé du nouveau bassin de baignade ouvert depuis le 24 juin.

Le burkini, jusqu'alors interdit sur le site, y est désormais autorisé sauf
"dans l'eau (et) sur les pontons au bord de l'eau".

"Seuls les vêtements conçus pour la baignade et permettant le respect des règles d'hygiène et de sécurité sont autorisés", dispose l'arrêté adopté à la quasi-unanimité.

Pour accéder à la plage, "une personne portant un voile ou un foulard doit être identifiable".

Un arrêté pris fin juin, proscrivant autour du bassin "monokini, burkini,
voile dissimulant partiellement ou totalement le visage, combinaison", avait suscité la polémique, avant d'être retiré provisoirement.

Visé par une enquête préliminaire, l'élu doit être entendu pour une
suspicion de "refus de l'accès à un service dans un lieu recevant du public, en raison d'éléments discriminatoires matérialisés par une signalétique" (ndlr : un pictogramme représentant la tête d'une femme voilée, barrée d'un trait rouge).

Le 3 juillet, le tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par trois
associations, a constaté que G. Tardy avait retiré l'arrêté controversé trois
jours auparavant. Il avait condamné la commune à verser à chacune des
associations (Maison des Potes 42, Ligue des droits de l'Homme, Collectif
contre l'islamophobie en France) 700 euros au titre des frais de justice.

La préfecture de la Loire a indiqué qu'"une analyse juridique était
en cours" pour savoir si le nouveau texte "est conforme à la loi ou s'il doit
être déféré devant le tribunal administratif".

En juin 2016, Gérard Tardy avait utilisé les panneaux à messages communaux
pour inviter ses administrés qui suivent le ramadan à le pratiquer "sans bruit", ajoutant que "la République se vit à visage découvert".


Avec AFP







Avec AFP
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