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Lyon-Turin: Valls en Savoie jeudi pour inaugurer un tunnelier

Mercredi 20 Juillet 2016

Lyon-Turin: Valls en Savoie jeudi pour inaugurer un tunnelier
Le Premier ministre Manuel Valls se rendra ce jeudi à Saint-Martin-la-Porte (Savoie) pour inaugurer le tunnelier Federica qui commencera cet été d'excaver une galerie de reconnaissance de 9 km, dans
le cadre du chantier très contesté de la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Cette galerie située sous le Mont-Cenis constituera le premier tronçon du futur tube sud du tunnel transfrontalier de 57,5 km devant relier la France à l'Italie.

Les travaux permettront de mieux connaître un secteur à la géologie délicate, selon la société du Tunnel euroalpin Lyon-Turin (Telt). Les travaux devraient prendre cinq ans.

Ils viennent compléter les 9 km de descenderies, galeries de service et d'accès au tunnel transfrontalier déjà réalisés sur le versant français entre 2002 et 2010.

En Italie, la galerie de reconnaissance dite de la Maddalena a déjà atteint 5.300 m sur les 7.500 prévus au total.

Le Lyon-Turin est une ligne ferroviaire pour le fret et les voyageurs longue de 270 km, dont 70% en france et 30% en Italie. La section transfrontalière de la nouvelle ligne s'étend sur 65 km entre le Val de Suse et la Vallée de la Maurienne.

Le tunnel du Mont-Cenis en est l'ouvrage principal: long d'environ 57,5 km, dont 45 en France et 12,5 en Italie, il est constitué de deux tubes à voie unique.

Selon Matignon, le "nouveau tunnel du Lyon-Turin permettra de faciliter les échanges entre la France et l'Italie et de promouvoir le report modal de la route vers le fer pour le transport de marchandises. Il contribuera à l'amélioration de la qualité de l'air dans les vallées alpines et à la préservation du climat, conformément aux objectifs de la COP 21".

Le projet est pourtant très contesté, y compris dans les rangs des écologistes.

Pour Europe Ecologie-les Verts, c'est un "projet absurde, démesuré et inutile, puisque des liaisons ferroviaires existent déjà, y compris pour le fret, et qu'elles sont pour le moment largement sous-exploitées".

Les Verts dénoncent notamment dans un communiqué le coût gigantesque du projet (26 milliards d'euros selon la Cour des Comptes en 2012), au détriment des autres infrastructures ferroviaires de fret ou de voyageurs dans la région, et la destruction de terres agricoles.

Pour autant, aucune action de protestation contre la venue de Manuel Valls n'est pour l'instant programmée, selon Daniel Ibanez, membre de la coordination des opposants au Lyon-Turin ferroviaire.

"Les opposants en ont marre de se faire gazer à chaque fois qu'ils viennent manifester à l'occasion d'une opération de communication de M. Valls", a-t-il expliqué.


Avec AFP
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