Lyon 1ère

Lyon s'attaque à la restauration de sa place des Terreaux

Mardi 9 Février 2016

Lyon s'attaque à la restauration de sa place des Terreaux
La ville de Lyon s'engage dans une restauration onéreuse de sa fontaine Bartholdi située sur la place des Terreaux et planche sur une réhabilitation plus large de ce lieu emblématique qui accueille l'oeuvre de Daniel Buren.
 
La place des Terreaux, située face à l'Hôtel de ville, accueille depuis 1892 une fontaine réalisée par Auguste Bartholdi, artiste mondialement connu pour sa Liberté éclairant le monde, la "Statue de la Liberté".
 
C'est le maire de Lyon de l'époque, Antoine Gailleton, qui découvre cette sculpture représentant une femme menant un char de quatre chevaux à l'Exposition universelle de Paris en 1889 et décide de la ramener avec lui.
 
Réalisée en plomb repoussé, l'oeuvre est spectaculaire par son mouvement, les chevaux qui jaillissent en hauteur, explique Didier Repellin, maître d'oeuvre de la restauration, lors d'une conférence de presse mardi.
 
Mais avec les années, la fontaine s'est déformée, fissurée, affaissée, trouée.
 
Dès mars, un travail de restauration prévu pour durer 18 mois va donc commencer. Il impliquera un démontage intégral de l'oeuvre qui sera réparée dans un atelier, le traitement du plomb ne pouvant logiquement pas s'effectuer en pleine rue.
 
Coût de l'opération: 3,1 millions d'euros, financée par la ville et à 30% par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).
 
Par ailleurs, la mairie est "en discussion avec Buren" afin d'entamer des travaux de rénovation du reste de la place courant 2018, a annoncé le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, sans donner de détails sur le futur budget.
 
Il s'agira notamment de dépasser les nombreux "dysfonctionnements" de la place que l'artiste avait réhabilité en 1994 avec l'architecte lyonnais Christian Drevet.
 
Le maire espère notamment revoir jaillir les 69 petites fontaines alignées au carré sur un revêtement en pierres blanches, noires et grises, qui n'avaient pas tenu longtemps. Car dès 1995, l'oeuvre avait dysfonctionné, l'eau débordant, la pierre se cassant ou s'affaissant.
 
Cet été, l'artiste s'était dit "écoeuré" par "l'état d'abandon" de la place menaçant d'une action en justice à l'encontre de la ville.
 
Avec AFP


 
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