Lyon 1ère

Marine Le Pen défend le sérieux de son projet face aux "comptables"

Dimanche 5 Février 2017

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a défendu dimanche à Lyon le sérieux de son projet, dévoilé et chiffré samedi, face aux "nantis", aux "comptables" et leur "science économique", selon elle en échec.

"J'entends déjà les égoïstes souvent très bien nantis nous expliquer qu'il serait immoral et ruineux de relever les 801 euros/mois du minimum vieillesse", a-t-elle déclaré dans la réunion publique en clôture de ses "Assises présidentielles".

Balayant une "vision comptable", elle a moqué aussi "les politiques et leurs cautions, certains économistes bien choisis, les sachants, les experts de pacotille" qui expliqueraient "de manière péremptoire que c'est contraire à la science économique, la même science avec laquelle ils ont fait 2.200 milliards d'euros de dette, 7 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres et 66 millions de Français désabusés, démoralisés".

"Ne les croyez pas !" a demandé la présidente du Front national à ses soutiens.

Mme Le Pen avait auparavant vanté ses mesures sociales, "revalorisation significative" de l'allocation adulte handicapés (AAH) et du "minimum vieillesse" (Aspa); "protection logement jeunes" avec 25 % supplémentaires pour l'aide au logement des jeunes jusqu'à 27 ans.

La candidate à la présidentielle, à qui la droite reproche son programme économique qui serait comparable à celui de Jean-Luc Mélenchon, avait aussi promis que sa "prime de pouvoir d'achat" permettrait d'offrir aux "salariés et retraités qui touchent moins de 1.500 euros par mois", via une contribution sociale à l'importation de 3%, "en moyenne 1.000 euros par an".

Marine Le Pen avait dévoilé samedi un chiffrage sommaire de son projet présidentiel, en quatre pages contre huit plus précises en 2012.

En quête de crédibilité pour la présidentielle, elle veut notamment "rendre 40 milliards d'euros (...) par la baisse des impôts des ménages (20 milliards d'euros) et par des mesures pour leur pouvoir d'achat (20 milliards d'euros)".

Le FN escompte des économies sur la gestion de la Sécurité sociale, la fraude sociale et l'évasion fiscale (notamment les profits détournés), l'Union européenne, l'immigration, la réforme institutionnelle et la délinquance pour "dégager près de 60 milliards d'euros en 5 ans", sans plus de détail.


Avec AFP

 
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