Lyon 1ère

PS: Gérard Collomb bientôt fixé sur son sort...

Jeudi 6 Avril 2017

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a décidé jeudi soir de saisir la Commission des conflits du parti pour étudier le cas des élus apportant leur soutien à un autre candidat à la présidentielle que Benoît Hamon.

Cette décision est une "mesure exceptionnelle" en pleine campagne, et illustre "une volonté d'apaisement" afin "qu'on arrête de parler de quelle tête il faut couper", a indiqué la porte-parole Corinne Narassiguin, à l'issue d'un bureau national réunissant les cadres du parti.

Elle a toutefois précisé que la Commission des conflits, qui peut décider une suspension, exclusion ou autre réprimande, était "maître de son calendrier" et n'était pas compétente en matière d'investitures pour les législatives.

Concrètement, un élu PS ayant affiché son soutien à Emmanuel Macron -à l'exception de ceux lui ayant apporté leur parrainage ou ayant adhéré à son mouvement - pourra donc conserver son investiture pour l'heure.

Mme Narassiguin a aussi précisé qu'une nouvelle réunion du bureau chargé des investitures aurait lieu avant le premier tour de la présidentielle pour finaliser le cas des circonscriptions gelées, comme celle de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a récemment apporté son soutien à Emmanuel Macron,
et n'a donc pas pour l'heure été investi.

Le premier secrétaire a présenté aux membres du bureau quatre autres décisions non soumises au vote, détaillées par la porte-parole: la "condamnation ferme de ceux qui soutiennent ou rejoignent" Emmanuel Macron, le "retrait et remplacement des membres du bureau national qui ont pris position" en sa faveur, comme Gérard Collomb ou Christophe Caresche, le "rappel de l'interdiction de la double appartenance" à En marche! et au PS, et enfin le rappel du "retrait de l'investiture socialiste a ceux qui ont parrainé En marche! ou adhéré", sous peine d'exclusion s'ils se présentent quand même.

Mme Narassiguin a indiqué que "plusieurs dizaines d'élus" ont parrainé Emmanuel Macron, et "quelques autres dizaines" appelé à voter en sa faveur.

Le porte-parole de Benoît Hamon, Jérôme Guedj avait dit à son arrivée à la réunion ne pas vouloir "feuilletonner" le sujet des investitures "après le feuilleton des ralliements" à En marche!

"Vous êtes venus voir les têtes rouler? Eh bien non, ça n'arrivera pas", avait aussi affirmé un autre proche du candidat, Alexis Bachelay.

Sorti avant la fin de la réunion, Christian Paul avait été plus tranché: "le PS n'investira pas ceux qui soutiennent Emmanuel Macron, qui le parrainent ou qui appellent à voter pour lui".

Autre point abordé lors du bureau: celui des accords pour les législatives avec d'autres partis, principalement EELV et le PRG.

Mme Narassiguin a fait état d'"avancées" mais indiqué que ces accords n'étaient "pas encore totalement finalisés".

Pour EELV, "on reste sur une quarantaine de circonscriptions avec une réciprocité demandée dans environ 80 circonscriptions", c'est à dire que les écologistes acceptent de retirer leurs candidats, a-t-elle indiqué, soulignant aussi que "les résultats de l'élection présidentielle devront être pris en compte", notamment le score du FN.

 
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