Lyon 1ère

RSI: à Pierrelatte, Marine Le Pen promet "une amnistie générale des arriérés" des indépendants

Vendredi 24 Février 2017

RSI: à Pierrelatte, Marine Le Pen promet "une amnistie générale des arriérés" des indépendants
Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a promis "une amnistie générale des arriérés" des cotisations sociales des indépendants lors d'un meeting vendredi à Pierrelatte (Drôme), où elle s'est positionnée comme "la candidate du peuple français".

Marine Le Pen a promis "de mettre à bas le RSI", le Régime social des indépendants, qu'elle considère comme "une part fondamentale de notre économie", et de "refonder intégralement leur système de protection sociale".

"Si je suis élue, je déciderai immédiatement après mon élection uneamnistie générale des arriérés du RSI", a-t-elle promis car "quand l'Etat commet une erreur aussi grave que le RSI et son fonctionnement, avec son cortège d'erreurs comptables", il "doit assumer ses responsabilités".

Dans son discours, d'une cinquantaine de minutes, Marine Le Pen n'a pas fait mention explicitement de son refus de se rendre à une convocation mercredi pour être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de son mouvement et à la mise en examen de sa chef de cabinet, Catherine Griset, pour recel d'abus de confiance.

Marine Le Pen s'est décrite comme "la candidate du peuple français" en opposition à Emmanuel Macron et François Fillon, "les défenseurs des puissances d'argent", le premier étant "le candidat des grandes banques, des multinationales" et "le candidat des assureurs" pour le second.

"C'est évidemment ce qui explique le tir de barrage contre ma candidature. Ces gens-là, il faut que vous le compreniez, ont beaucoup à perdre, parce que leurs intérêts ne sont pas les vôtres", a-t-elle souligné.

Elle a aussi taclé "les tractations politiciennes" entre Emmanuel Macron et François Bayrou ainsi que Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

"Ce qui fait trembler le système, c'est qu'il sait que je ferai ce que j'ai dit", a-t-elle ajouté, sous les applaudissements nourris de quelque 700 personnes réparties entre la salle des fêtes et le parvis.

Marine Le Pen a dénoncé les manifestations "en plein état d'urgence" contre les violences policières et en solidarité avec Théo, un jeune qui accuse un policier de l'avoir violé avec sa matraque lors d'une interpellation violente.

"Je réarmerai massivement les forces de l'ordre en personnel, avec le recrutement de 15.000 policiers et gendarmes, en matériel, mais aussi moralement et juridiquement notamment par la présomption de légitime défense", a-t-elle dit, après avoir assuré que "nous, nous aimons la police".

La candidate frontiste a fustigé "les fausses informations et les censures" des médias, qu'elle a fait siffler. "Ils ne se comportent plus comme un contre-pouvoir mais les petits fayots du système", a-t-elle ajouté.


Avec AFP

 
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