Lyon 1ère

Scrutin métropolitain: des voix s'élèvent à Lyon pour un débat, pas une ordonnance

Vendredi 24 Octobre 2014

Christophe Geourjon
Christophe Geourjon
Le groupe UDI au Grand Lyon a demandé à Manuel Valls de renoncer à légiférer par ordonnance sur le futur scrutin métropolitain, au profit d'un débat parlementaire, réclamant un soutien de Gérard Collomb en ce sens, dans deux lettres rendues publiques vendredi.
 
"En votre qualité de Premier ministre, nous vous demandons de bien vouloir renoncer au projet de légiférer par ordonnance pour déterminer les modalités électorales. Le Parlement, lieu par excellence du débat démocratique, doit être saisi de l'ensemble de la question", déclare Christophe Geourjon, président du groupe (composé de six élus sur 162), dans sa lettre à M. Valls.
 
"Le préfet du Rhône a conduit une concertation +express+ autour du projet d'ordonnance visant à définir les modalités d'élection des conseillers métropolitains. Ceci n'est pas acceptable car le mode de scrutin induit quasiment automatiquement la gouvernance de notre future collectivité. Ceci ne peut donc être fait en catimini dans le silence feutré des cabinets ministériels ou lyonnais", souligne-t-il dans sa lettre au sénateur-maire PS
de Lyon.
 
Le groupe Lyon Métropole Gauche Solidaires (quatre élus) a dénoncé de son côté "le manque de démocratie" résultant de la loi créant les métropoles, "qui donne au gouvernement le droit d'arrêter par ordonnance avant janvier 2015 les modalités d'un vote devant intervenir en 2020". Critiquant le découpage proposé pour la métropole lyonnaise, il réclame un scrutin à la proportionnelle dans une seule circonscription.
 
Pour la députée UMP du Rhône Dominique Nachury, il est également urgent d'attendre.
 
"De bonnes raisons (élections municipales, élections sénatoriales) n'ont pas permis de débattre de ce sujet dans le temps imparti. Mais le faire dans la précipitation sans réelle concertation n'est pas acceptable. Puisque le délai est trop court, la présentation du projet d'ordonnance au Conseil d'Etat devant intervenir fin octobre, eh bien, passons par la loi! Nous avons tout le temps du débat dès lors que l'application concerne des élections à venir en 2020", a-t-elle souligné cette semaine sur son site internet.

Avec AFP

 

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