Lyon 1ère

​Les dirigeants du PPE vont fixer des "lignes rouges" à Orban

Jeudi 12 Avril 2018

Les dirigeants du Parti populaire européen (PPE), la principale formation du Parlement européen, vont rencontrer dans les prochaines semaines le Premier ministre hongrois Viktor Orban pour lui fixer 
"des lignes rouges".
 
"Dans chaque famille, il y a un enfant terrible et moi, je suis pour qu'on garde cet enfant terrible dans la famille pour qu'on puisse lui parler", a souligné jeudi Joseph Daul, le président du PPE, lors d'une conférence de presse à Lyon.
 
"C'est ce que j'ai toujours fait et ce que je continuerai à faire malgré toutes les critiques", a ajouté M. Daul, à l'occasion d'un bureau de sa formation consacrée aux questions de sécurité.
 
"Dans les prochaines semaines - on recherche une date - nous aurons une discussion très sérieuse avec notre ami Viktor", a-t-il promis.
 
Auteur de prises de positions controversées, notamment sur l'immigration, le Premier ministre national-conservateur hongrois a été largement réélu dimanche, lors d'un scrutin marqué par une forte participation populaire.
 
Son parti, le Fidesz, est membre du PPE, la structure rassemblant une large partie de la droite européenne, dont Les Républicains en France.
 
"Maintenant nous allons avoir un rendez-vous avec le Premier ministre qui a gagné les élections et nous allons, avec Manfred Weber (le président du groupe parlementaire PPE), avoir une discussion pour dire où sont les lignes rouges", a ajouté M. Daul.
 
Rappelant les positions passées de Fidesz, M. Daul a souligné qu'à chaque fois que la Commission avait traîné M. Orban devant la Cour de Justice, ce dernier avait "toujours adapté" ses positions. "Vous allez me dire et vous avez raison - à la marge", a reconnu M. Daul. Mais M. Orban "a toujours respecté ce que la Cour de justice a demandé".
 
Le président des Républicains Laurent Wauquiez a souligné partager la position de M. Daul: "1/ respect du scrutin démocratique et 2/ rappel des règles fondamentales: en Europe, on croit à l'état de droit, et tant que l'état de droit est respecté et n'est pas altéré, le scrutin doit être respecté".



Avec AFP



 

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