Lyon 1ère

A quelques mois des municipales, les Verts et le maire PS de Villeurbanne s'affrontent au tribunal

Jeudi 17 Octobre 2013

Béatrice Vessiller
Béatrice Vessiller
Deux anciens adjoints Verts au maire PS de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, ainsi qu'un troisième élu municipal, ont contesté jeudi devant le tribunal administratif de Lyon la décision du maire de leur retirer leur délégation.
 
Les deux anciens adjoints EELV de Jean-Paul Bret, Béatrice Vessiler et Jean-Claude Ray, avaient une première fois porté l'affaire en justice après un premier retrait de délégation en 2010, et avaient obtenu gain de cause au tribunal administratif, puis devant la cour administrative d'appel de Lyon.
 
"Lors des municipales de 2008, la liste menée par Jean-Paul Bret comprenait une alliance avec des élus Verts et PCF. Le maire avait désigné deux adjoints Verts, mais petit à petit ceux-ci ont contesté les choix de gestion, jusqu'à ce qu'une élue verte maintienne sa candidature contre une candidature PS lors d'une cantonale partielle en 2010, montrant une hostilité ouverte", a relaté l'avocat du maire, Me Vincent Lacroix.
 
Cette attitude avait conduit le maire, selon Me Lacroix, à retirer une première fois leur délégation à ces trois élus, au motif que le lien de confiance avait été rompu.
 
"En 2011, ces retraits ont été cassés en justice, mais, pendant ce temps, ils ont continué à contester le maire. Donc, au regard de ces nouvelles critiques, il a pris un nouvel arrêté leur retirant leur délégation, ce qui a entraîné l'audience de ce jeudi", a encore expliqué l'avocat.
 
Durant l'audience, le rapporteur public a conclu au rejet de la demande des trois élus, au motif, selon des propos rapportés par Me Lacroix, que les dissensions ont été suffisamment importantes pour que le maire retire leur délégation aux deux adjoints et au conseiller municipal.
 
Mais l'avocat des élus écologistes, Me Etienne Tête, lui-même élu EELV et tête de liste pour les municipales de mars 2014 à Lyon, a fait valoir que l'attitude du maire relevait d'un "système de totalitarisme et d'absolutisme qui révoque un élu sous prétexte qu'il a crié quand il l'a révoqué une première fois". "Il y a faute de la part du maire de Villeurbanne", s'est indigné Me Tête.
 
La décision sera rendue dans trois semaines à un mois.

Avec AFP

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