Lyon 1ère

A45: le maire de St-Etienne et Laurent Wauquiez fustigent le rapport Duron

Jeudi 1 Février 2018

Le maire LR de Saint-Étienne, Gaël 
 

Perdriau, et le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, ont vertement réagi jeudi au rapport sur les infrastructures, défavorable au projet de seconde autoroute entre Lyon et Saint-Étienne qu'ils défendent.
 

  
 

Le Conseil d'orientation des infrastructures (COI), présidé par l'ancien député socialiste Philippe Duron, a conseillé d'attendre les conclusions d'un grand débat sur les transports dans la région lyonnaise, en 2019, et d'étudier 
 

une alternative "acceptable par tous".
 

  
 

"Nous n'en sommes plus au débat, aux études - je rappelle notamment que l'utilité publique de l'A45 avait été confirmée par la commission nationale "Mobilité 21", présidée déjà par Philippe Duron -, ni au financement du projet, mais bien à la décision politique de l'actuel gouvernement", a réagi G. Perdriau dans un communiqué.
 

  
 

"L'intérêt général impose la construction d'une véritable autoroute, fiable et performante, entre les deux premières agglomérations de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela a été démontré et acté au plus haut niveau de l'État: de la déclaration d'utilité publique (DUP) en juillet 2008 aux engagements successifs des présidents de la République, Nicolas Sarkozy et François Hollande", a-t-il ajouté.
 

  
 

"C'est un rapport extrêmement parisien, totalement coupé des réalités quotidiennes des habitants de notre région et qui montre un gouvernement très, très loin des préoccupation du terrain", a réagi de son côté Laurent Wauquiez, en marge d'une conférence de presse. Qualifiant le rapport d'"assassin", le président de LR souhaite mobiliser "tous les élus" de la région sur le sujet. 
 

  
 

A l'inverse, l'association Alcaly, qui regroupe des élus de 110 communes de l'Ouest lyonnais situées sur le tracé et opposées au projet, salue "le caractère raisonnable" et "courageux" des préconisations du COI.
 

  
 

L'A45, d'une longueur d'une cinquantaine de kilomètres, devait doubler à l'horizon 2022 l'actuelle A47, un axe gratuit souvent saturé et réputé dangereux. 
 

 
 

Un chantier de 1,2 milliard d'euros, financé pour un tiers par Vinci, le reste par l'État et les collectivités locales.
 

  
 

Validé l'an dernier par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires 
 

et routières (Arafer) et le Conseil d'État, il ne lui manque que la signature du ministre desTransports, fait valoir M. Perdriau qui "demande au gouvernement de respecter les engagements de l'État et le principe de continuité républicaine". 
 

 
 

Le président du conseil départemental de la Loire, Georges Ziegler (UDI), évoque lui aussi une décision "inacceptable".





Avec AFP

 

  
 

 
 

 


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