Lyon 1ère

Accusé d'avoir compromis le secret-défense, Collomb fait valoir son devoir de "transparence"

Mercredi 22 Novembre 2017

Accusé d'avoir compromis le secret-défense, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a fait valoir mercredi "son devoir" de "transparence", s'interrogeant sur l'opportunité de lancer cette accusation alors qu'un remaniement ministériel est attendu dans la semaine.

Lors d'une interview sur Europe 1 le 27 septembre, le ministre avait évoqué
ouvertement l'échange d'informations entre services secrets, brisant, selon le
Monde daté de mercredi, le "tabou absolu du monde du renseignement connu sous le nom de la +règle du tiers+", qui consiste à ne jamais révéler l'origine de l'information donnée par un service de renseignement partenaire.

Interrogé sur les motivations des assignations à résidence, le ministre
avait répondu: "En général, ce sont des personnes pour lesquelles on a eu des
renseignements de services étrangers, donc on ne peut pas les judiciariser
tout de suite", ajoutant un peu plus tard que le renseignement belge était une source du ministère de l'Intérieur.

Accusé d'avoir compromis le secret-défense par le député LR Patrice
Verchère, Gérard Collomb a affirmé avoir expliqué "tout simplement" le
fonctionnement en toute transparence. "J'expliquais tout simplement, et c'est le devoir que j'ai vis-à-vis de l'Assemblée nationale et de la représentation, comment nous fonctionnons en toute transparence", a-t-il déclaré, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Selon le ministre, lors de l'examen de la nouvelle loi antiterroriste, "un
certain nombre de députes s'interrogeaient pour savoir comment nous assignions un certain nombre de gens à résidence et pourquoi nous ne judiciarisions pas un certain nombre de personnes".

"J'expliquais tout simplement que c'est parce que nous avions des informations que nous ne pouvions pas divulguer et que seuls nos services
secrets connaissaient. Y a-t-il eu un nom parmi les 37 sur lesquels j'ai
révélé quelque chose ? Bien évidemment non !", a affirmé Gérard Collomb.

"Il y a un laps de temps entre le moment où soi- disant je fais une faute grave et le moment ou tout d'un coup on révèle. Cela me semble un peu long", a-t-il relevé, alors qu'un remaniement du gouvernement doit être annoncé cette semaine.

Le député LR Patrice Verchère a également rappelé l'irritation de la
ministre britannique de l'Intérieur, "furieuse" après des fuites sur l'auteur
de l'attentat de Manchester en mai (22 morts).

Gérard Collomb avait alors révélé que le kamikaze de l'attentat était "sans
doute" passé par la Syrie et avait des liens "avérés" avec le groupe Etat
islamique, affirmant ne savoir "que ce que les enquêteurs britanniques nous
ont appris".

Avec AFP






Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 18 Octobre 2018 - 00:10 Gérard Collomb officialise son calendrier

Mercredi 17 Octobre 2018 - 23:57 L’A45 dans une voie de garage

Mardi 16 Octobre 2018 - 22:40 Ça Bouillon(ne) à l’Intérieur

Lundi 15 Octobre 2018 - 23:09 Big Brother à la SNCF