Lyon 1ère

Attentat en Isère: le suspect interrogé après la découverte d'une connexion syrienne

Lundi 29 Juin 2015

Yassin Salhi, qui nie toute dimension religieuse dans l'assassinat et la décapitation de son patron et l'attentat contre une usine dans l'Isère, était toujours interrogé lundi par les
enquêteurs qui ont découvert une connexion avec la Syrie.
 
Transféré dimanche en fin de journée vers le siège de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) à Levallois-Perret, le suspect a contesté en garde à vue "toute religiosité dans son passage à l'acte".
 
Mais il "ne s'explique pas" sur le fait que la tête de sa victime a été retrouvée fixée à un grillage et encadrée de deux drapeaux frappés de la "chehada", la profession de foi musulmane.
 
Salhi, qui a aussi crié "Allah akbar" ("Dieu est le plus grand") vendredi aux pompiers qui l'ont maîtrisé alors qu'il tentait d'ouvrir des bouteilles de gaz dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a avoué avoir assassiné et décapité son patron, Hervé Cornara, 54 ans.
 
Le directeur de l'usine Air Products & Chemicals de Saint-Quentin-Fallavier a indiqué ce lundi n'avoir jamais constaté de "problème de comportement" chez Yassin Salhi, qui "avait un badge pour avoir accès au site".
 
L'épouse d'Hervé Cornara avait vu son mari pour la dernière fois peu après 07H30 vendredi, dans leur société de transport de Chassieu. L'attentat a eu lieu deux heures plus tard. Après une explosion dans l'usine de Saint-Quentin, Yassin Salhi a été rapidement interpellé.
 
Le suspect a expliqué aux enquêteurs avoir tué son patron sur un parking en se rendant sur les lieux de l'attentat.
 
Deux jours plus tôt, Salhi avait eu un différend d'ordre professionnel avec sa victime. Le ton était monté entre les deux hommes, quand l'employé avait fait tomber une palette de matériel informatique.
 

avec AFP


 

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