Lyon 1ère

CRS agressés à Grenoble: information judiciaire ouverte pour violences

Samedi 26 Mai 2018

Le parquet de Grenoble a ouvert une
information judiciaire après l'agression de quatre CRS en civil, lundi, près d'une cité proche de leur cantonnement, une procédure qui vise aussi les violences qu'un jeune mis en examen affirme avoir subies de leur part.

"Il y a deux thèses très opposées", a indiqué à l'AFP le parquet. "Celle des CRS qui disent qu'ils ont été attirés dans un guet-apens et roués de coups par des individus qui les attendaient, mais le guet-apens ne ressort pas et les insultes anti-police ne sont pas rapportées par tous".

L'autre thèse, avancée par le mis en examen et un témoin, est que "les CRS étaient ivres".

Le mis en examen "passait par là avec des amis en scooter qui ont fait une roue arrière". Ayant été vus par les policiers en civil, ces
derniers "l'auraient insulté avec des propos racistes, frappé et incité à aller chercher" des renforts, a-t-on poursuivi de même source.

Le jeune homme de 21 ans, interpellé mercredi, a été mis en examen vendredi
après-midi pour les violences contre deux CRS de Châlon-sur-Saône, cantonné à la CRS de Grenoble près de la cité Mistral, avec deux circonstances aggravantes (en réunion et avec arme, en l'espèce un casque de moto).

La circonstance aggravante de la qualité des victimes comme "personne dépositaire de l'autorité publique" n'a pas été retenue. Le parquet a requis un placement sous contrôle judiciaire.

L'information judiciaire vise à faire la lumière sur les violences reprochées au mis en examen. Elle a aussi été ouverte contre X pour "violence avec ITT supérieur à 8 jours pour le CRS le plus sérieusement blessé".

Ce dernier a eu la mâchoire fracturée et une luxation de l'épaule. Une ITT de 6 semaines lui a été prescrite. Et toujours contre X pour "violences, en réunion et sans ITT" pour celles dont le mis en examen "aurait été victime, car il présente des traces de coups".

"L'instruction devra déterminer ce qui s'est passé car cette affaire est loin d'être aussi évidente qu'au premier abord", a conclu le parquet. Il y a une "sérieuse nuance entre attirer des policiers dans un traquenard et une rixe qui dégénère avec des torts partagés, sans que cela excuse le moins du monde les violences commises".


Avec AFP


 

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