Lyon 1ère

Cambrioleur tué en Isère: ouverture d'une information judicaire

Mardi 7 Juin 2016

Cambrioleur tué en Isère: ouverture d'une information judicaire
Le parquet de Grenoble a ouvert mardi une information judiciaire pour vols aggravés et coups mortels après un violent cambriolage vendredi en Isère.
 
Les deux complices d'un cambrioleur tué vendredi à Bonnefamille (Isère),
qui s'étaient rendus, ont été déférés au parquet mardi après-midi.
 
Le parquet a ouvert une information judiciaire pour vols aggravés par trois
circonstances (violence, en réunion et effraction) et a requis le placement en
détention provisoire de ces deux hommes d'une vingtaine d'années originaires du quartier des Minguettes à Vénissieux.
 
L'information judiciaire a également été ouverte pour coups mortels et le
parquet a requis le placement sous statut de témoin assisté du maçon de 60 ans qui a tué le cambrioleur d'un coup de fusil.
 
"La question de la légitime défense se pose", a expliqué le procureur de
Grenoble, Jean-Yves Coquillat.
 
Deux juges d'instruction doivent être co-saisis de l'enquête.
 
Le sexagénaire et son épouse avaient été agressés dans leur lit, à leur
domicile de Bonnefamille, à 40 km au sud-est de Lyon. Leur fils, âgé de 37
ans, réveillé par les cris de sa mère dans une maison voisine, avait tiré un
premier coup de feu pour faire fuir les malfaiteurs.
 
Le père s'était ensuite emparé d'un fusil et avait tiré deux coups de feu
dont l'un a tué le cambrioleur de 48 ans. Il a déclaré avoir vu ce dernier
revenir vers lui et avoir pris peur.
 
Le tireur et son fils, qui avaient été placés en garde à vue dans le cadre
d'une enquête ouverte pour homicide volontaire, ont été libérés dimanche midi, sans être déférés au parquet.
 
Le maçon et son épouse se sont fait prescrire 10 jours d'ITT après le
cambriolage, selon le parquet, qui a évoqué une "agression sauvage".
 
Le cambrioleur tué avait déjà été condamné notamment pour violences
aggravées et vol avec effraction. Il était lui aussi originaire du quartier
des Minguettes.
 
Ses deux complices s'étaient rendus à la gendarmerie en Isère dimanche
après-midi, où ils avaient été placés en garde à vue.



Avec AFP



 
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