Lyon 1ère

Campagne Macron: une plainte vise le rôle joué par Lyon

Mercredi 20 Juin 2018

La métropole et la ville de Lyon, que dirigeait
Gérard Collomb, ont-elles contribué à la campagne présidentielle d'Emmanuel
Macron ?

Les chefs de file de la droite locale ont déposé plainte - dans le seul but de "jeter le discrédit" selon l'entourage du ministre de l'Intérieur.

Le maire de Caluire Philippe Cochet (photo), président du groupe LR à la métropole, et son homologue à la ville, Stéphane Guilland, ont saisi le procureur de la République de Lyon après plusieurs mois d'opposition sur le sujet avec l'exécutif LREM local.

Leur plainte contre X, reçue au parquet mais pas encore traitée mercredi, vise des faits présumés de détournement de fonds publics, d'abus de bien social et des délits électoraux, en s'appuyant notamment sur l'interdiction
faite aux personnes morales, à l'exception des partis et groupements politiques, de participer au financement de la campagne d'un candidat.

Selon les plaignants, "des moyens publics (humains, matériels et financiers) sous le contrôle de la ville et de la métropole de Lyon" auraient été "indûment détournés et mis à disposition" du futur président de la
République.

"Il n'y a rien de nouveau dans ces informations dont le seul objet est de
jeter le discrédit. La plainte des élus Les Républicains de Lyon reprend une
polémique que l'opposition locale tente d'alimenter depuis plusieurs mois. La collectivité a eu l'occasion de leur répondre dans le détail à plusieurs reprises", a-t-on fait savoir mercredi dans l'entourage de G. Collomb.

Ces réponses n'ont pas convaincu les plaignants, dont les griefs remontent à une réception organisée le 2 juin 2016 à l'Hôtel de Ville de Lyon, où le maire de l'époque Gérard Collomb avait reçu en grande pompe le ministre de l'Économie d'alors, Emmanuel Macron, qui avait lancé son mouvement En Marche! deux mois auparavant.

La veille, P. Cochet avait dénoncé "une opération de +fundraising+ en vue de la prochaine présidentielle", les élus d'opposition n'ayant pas été conviés
à cette rencontre entre le ministre et les "forces économiques et créatives" du territoire, à laquelle près d'un millier d'invités avaient assisté pour quelque 20.000 euros de frais pris en charge par la ville et la métropole.

Mise en cause également, "la situation particulière" de Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de M. Collomb à la métropole qui a joué un rôle actif dans la campagne de Macron avant de rejoindre le ministère de l'Intérieur.

Girier a bénéficié d'un temps partiel à la métropole à partir d'octobre 2016, puis a mis fin à ses fonctions en décembre 2016 pour devenir directeur de campagne.

Mais les plaignants affirment, documents à l'appui, que son implication au sein d'En Marche! a commencé bien avant: un cumul de fonctions "juridiquement interdit" selon eux, qui masquerait un emploi "partiellement ou totalement fictif" au sein de la collectivité "selon les périodes".

Les élus LR s'interrogent enfin sur l'utilisation de locaux parisiens de la métropole lyonnaise durant la campagne de Macron et l'élection
présidentielle.


Avec AFP







 

Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 5 Novembre 2018 - 22:35 Gérard Collomb, nouveau (?) maire de Lyon

Dimanche 28 Octobre 2018 - 15:38 Gérard Collomb ne manque pas d’oppositions

Jeudi 25 Octobre 2018 - 23:07 À Lyon, un candidat peut en cacher un autre