Lyon 1ère

Cinq personnes en garde à vue après la disparition d'une figure historique du milieu italo-grenoblois

Jeudi 28 Avril 2016

Cinq personnes en garde à vue après la disparition d'une figure historique du milieu italo-grenoblois
Cinq personnes ont été placées en garde à vue ce mercredi dans le cadre de l'enquête sur la disparition en septembre 2015 de Robert Maldera, figure du milieu italo-grenoblois des années 1980.
 
Les suspects ont été interpellés mercredi matin par la police judiciaire de Grenoble agissant sur commission rogatoire du juge d'instruction en charge du dossier.
 
Robert Maldera, 55 ans, avait quitté son domicile dans la banlieue huppée de Grenoble samedi 26 septembre 2015 au matin pour un rendez-vous avec un artisan. Il n'a jamais été revu depuis et n'a donné aucun signe de vie: ni retrait bancaire, ni appel téléphonique.
 
Le parquet de Grenoble avait ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire à la suite de sa disparition. "On a de bonnes raisons de penser qu'il a été tué", avait alors déclaré à l'AFP Jean-Yves Coquillat, procureur de la République à Grenoble.
 
Robert Maldera était considéré dans les années 80 comme l'un des "parrains" du milieu italo-grenoblois qui a longtemps régné en maître sur la ville.
 
Mais il n'avait plus défrayé la chronique depuis dix ans. Écroué en décembre 2004, avec son frère Jean-Pierre, dans une affaire liée au grand banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d'argent, extorsion de fonds, proxénétisme en bande organisée, etc.), il avait été libéré au printemps suivant à la suite d'un vice de forme qui avait conduit à l'annulation de l'ensemble de la procédure.
 
Mais c'est surtout dans les années 80 que l'homme avait fait parler de lui.

Détenu à la prison de Bourgoin (Isère), il s'était coupé l'auriculaire de la main droite en juin 1984 et l'avait envoyé au juge d'instruction Paul Weisbuch  pour obtenir la libération de sa compagne, une prostituée de 22 ans.
 
"Il me disait que si je ne libérais pas sa femme, il se couperait le reste des doigts. Je lui ai répondu que je ne céderais que s'il m'envoyait son membre viril. Et il s'est écrasé...", a raconté M. Weisbuch, dans un entretien au journal satirique local "Le Postillon".
 
Un de ses proches, Faicel Yessaad, 50 ans, avait lui aussi disparu dans des circonstances inexpliquées en juillet 2014. Le parquet avait, là encore, ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire.


 
Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20