Lyon 1ère

Coût de la sécurité de l'OL: jugé pour dénonciation calomnieuse, un ex-policier relaxé

Mardi 21 Novembre 2017

Un ancien commissaire divisionnaire, poursuivi pour dénonciation calomnieuse à l'encontre de l'ex-directeur départemental de
la Sécurité publique (DDSP) du Rhône dans une affaire touchant au coût du
service d'ordre des matchs de l'Olympique lyonnais, a été relaxé mardi.

Le tribunal n'a pas fait de commentaires sur son jugement dont les attendus n'étaient pas connus dans l'immédiat.

Le 20 septembre à l'audience, le parquet avait requis à l'encontre de
Michel Garnier, ancien commissaire divisionnaire âgé de 65 ans, 18 mois deprison avec sursis et une mise à l'épreuve de trois ans comportant une
obligation de soins, ainsi que 15.000 euros d'amende afin de "rembourser à
l'État l'enquête déclenchée par son courrier".
En février 2012, Garnier avait accusé le DDSP de l'époque, Albert
Doutre, d'avoir minimisé les factures adressées par la police au club de
football, dans une longue lettre au procureur de la République de Lyon
comportant de nombreux autres griefs.

Après enquête de l'IGPN et classement sans suite, l'ancien commissaire a
été poursuivi pour dénonciation calomnieuse par Albert Doutre, qu'il accusait d'avoir reçu des cadeaux, comme des bouteilles de vin, en contrepartie de ses sous-facturations à l'OL.

Des documents versés au dossier ont confirmé que le coût moyen de la
sécurité d'un match était passé de 17.804 euros en 2009 à 14.368 euros en 2012, soit une baisse de 20%.

Pour une rencontre de coupe d'Europe entre l'OL et l'Ajax Amsterdam en novembre 2011, la police avait facturé 45.797 euros au club lyonnais alors que le coût réel était de 66.932,27 euros.

Plusieurs policiers étaient venus à la barre témoigner de la réalité de ces
pratiques, assumées par le contrôleur général Albert Doutre, en poste de 2010 à 2015 et aujourd'hui retraité.

Selon lui, une convention signée entre la préfecture et l'OL prévoyait la mise à disposition par le club de stadiers, dont le nombre et les horaires pouvaient augmenter à la demande des services d'ordre pour libérer des effectifs.

"Cette convention a permis de réguler les rapports avec l'OL et d'être
économe en termes de services de police", avait justifié M. Doutre, pour quice "lissage de la facturation" se faisait "dans un rapport gagnant-gagnant".


Avec AFP



Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 3 Décembre 2018 - 14:28 Forte mobilisation dans les lycées du Rhône