Lyon 1ère

Débat sur le Lyon-Turin : petit coup de pouce de la Région à un projet qui se cherche

Jeudi 11 Juillet 2013

Tous les élus de la Région Rhône-Alpes (sauf ceux EELV en mode boycott) participaient avec Louis Besson (ancien ministre) Mario Virano (Président de Lyon-Turin intergouvernemental) et Jean-Jack Queyranne à une assemblée plénière de la Région sur le projet ferroviaire


Eliane Giraud, Mario Virano, JJ Queyranne et Louis Besson ce matin
Eliane Giraud, Mario Virano, JJ Queyranne et Louis Besson ce matin
Jean-Jack Queyranne, lors d’un voyage en Amérique du Sud, a constaté l’avancement du projet du tunnel de l’Aconcagua, tunnel ferroviaire de 57km sous les Andes permettant de relier le Chili à l’Argentine. Est-ce cela qui l’a conduit à organiser ce matin une séance plénière de délibération de l’assemblée Rhône Alpes sur le projet Lyon-Turin ? Répondre « oui » serait s’avancer, mais il est certain que la comparaison est l’occasion pour le Président de la Région Rhône-Alpes de souligner l’importance, pour l’Europe, d’une voie d’échange Est/Ouest. Selon lui, en effet,  le commerce européen ne peut pas être un commerce Nord/Sud, il faut « casser » la barrière des Alpes.
A l’issu des échanges les pro Lyon-Turin comme les opposants (les élus Verts ont refusé de siéger pour ne pas cautionner ce qu’ils refusent d’appeler un débat sur le sujet , leur groupe ne pouvant disposer de plus de 11 minutes de temps de parole) peuvent avoir des sujets d’inquiétudes.
Au premier rang duquel le risque, que souligne Eliane Giraud VP PS aux transports, que le Lyon-Turin actuellement plutôt sur le haut de la pile des dossiers finançables sur le budget européen, ne rétrograde faute d’accord et de financements aux autres niveaux politiques. Risque que souligne Queyranne lorsqu’il imagine l’effet qu’un vote négatif sur le sujet des élus de la région aurait sur le projet.
Les Verts, c’est sur, voteraient contre si vote il y avait. Selon eux (Pierre Mériaux et Jean-Charles Kohlhaas) nul besoin de construire un nouveau tunnel : celui de Fréjus fait parfaitement l’affaire, rénové récemment, sous utilisé et attendant juste quelques solutions techniques pour permettre d’effacer la pente trop forte des rails qui oblige quand même à mettre trois locomotives les unes derrières les autres pour tirer les futurs trains de frêt.
Car la question du fameux « report modal » reste la grande question : si on fait la Ligne Lyon-Turin à grande vitesse : comment organiser le déchargement des containers montés sur camions pour les embarquer sur des trains traversant la vallée de la Maurienne sans abimer la vie des riverains ? Derrière les enjeux déjà colossaux du Lyon-Turin, il y a ceux encore plus complexes (et dépassant très largement le cadre régional) de l’organisation de l‘économie des transports des biens pour nos sociétés pas tout à fait encore post-industrielles.  
 
Romain MELTZ



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