Lyon 1ère

Des fidèles catholiques sous le choc mais qui refusent la "division"

Mercredi 27 Juillet 2016

"Horrifiés", "bouleversés", en larmes: les fidèles catholiques étaient mardi sous le choc après l'attaque d'une église en Normandie au cours de laquelle un prêtre a été égorgé, mais refusaient "le piège de la division".

A Saint-Etienne, Montpellier, Toulouse, un peu partout en France, les
croyants se sont rassemblés.

A Lyon, de nombreux paroissiens ont répondu à l'appel lancé par le cardinal
Philippe Barbarin, primat des Gaules, actuellement en Pologne pour les JMJ. Le public de la messe en la cathédrale Saint-Jean était beaucoup plus jeune, familial qu'à l'accoutumée en semaine.



Quelques musulmans ont également pris place dans l'assemblée.

"Je suis venu exprimer ma compassion avec mes frères chrétiens", a déclaré
Kamel Kabtane, le recteur de la grande mosquée de Lyon, répétant que les
agissements de Daech "n'étaient pas l'islam".


Un rassemblement s'est ensuite tenu devant la primatiale après une minute
silence et un "Je vous salue Marie" en direction de Notre-Dame de Fourvière.

"Je suis sidéré par cet acte barbare qui intervient après tant d'autres et sans doute hélas avant de nouveaux", avait observé un peu plus tôt le Père
Christian Delorme, "l'ex-curé des Minguettes", et figure du dialogue
interreligieux à Lyon.

"J'ai reçu de très nombreux messages de désarroi de la part d'amis musulmans, bouleversés, dont l'un me disait +pour la première fois, j'ai
peur+", confie le prêtre


"Ce que veulent ces gens, c'est détruire nos sociétés, provoquer une guerre des religions. La seule réponse à apporter, c'est la solidarité. Il ne faut
pas tomber dans le piège de la division", relève Christian Delorme, estimant que ce n'était pas un hasard si cet acte avait été perpétré le jour du
lancement des JMJ à Cracovie.

Avec AFP


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