Lyon 1ère

Disparition d'un "parrain" grenoblois: 3 mis en examen pour "meurtre en bande organisée

Vendredi 8 Décembre 2017

Trois hommes ont été mis en examen pour "meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs", dans le dossier de la disparition en 2015 de Robert Maldera, figure du milieu italo-grenoblois des années 1980.

Ils ont été placés en détention, conformément aux réquisitions du parquet, au terme de leur défèrement jeudi jusque tard dans la soirée devant les juges d'instruction.

Les trois mis en cause "nient les faits qui leur sont reprochés", a précisé
le procureur de la République Jean-Yves Coquillat.

Mardi, les enquêteurs de l'antenne grenobloise de la police judiciaire de
Lyon avaient interpellé et placé en garde à vue six hommes, tous d'origine sicilienne et faisant partie de l'environnement "plus ou moins proche" de Robert Maldera.

Trois d'entre eux avaient été laissés libres tandis que les trois autres
étaient déférés jeudi.

"C'est un bon début. Les auditions, les perquisitions, les éléments d'enquête des derniers mois nous permettent de commencer à avoir une vision un
peu plus claire de ce qui a pu se passer", a déclaré à l'AFP une source
policière.

Selon cette source, "l'enquête s'oriente vers des très proches plutôt que
de vieux ennemis, avec peut-être un mobile lié à l'argent".

Le matin du 26 septembre 2015, Robert Maldera s'était rendu à un
rendez-vous à Saint-Martin-d'Hères avec un artisan, patron d'une entreprise de rénovation, qui est l'un des trois mis en examen du dossier.

Maldera, 55 ans, n'a jamais été revu depuis et n'a plus donné signe de vie:
ni retrait bancaire, ni appel téléphonique. Sa voiture avait été retrouvée deux mois plus tard sur un parking de cette commune voisine de Grenoble.

Surnommé "il pazzo" (le fou en italien), Robert Maldera était considéré
dans les années 80 comme l'un des "parrains" du milieu italo-grenoblois qui a longtemps régné en maître sur la ville.

Mais il n'avait plus défrayé la chronique depuis dix ans. Écroué en
décembre 2004, avec son frère Jean-Pierre, dans une affaire liée au grand
banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d'argent, extorsion de fonds, proxénétisme en bande organisée, etc.), il avait été libéré au printemps 2005 à la suite d'un vice de forme qui avait conduit à l'annulation de l'ensemble de la procédure.



Avec AFP


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