Lyon 1ère

Disparition d'un "parrain" grenoblois: 6 hommes en garde à vue

Mercredi 6 Décembre 2017

Disparition d'un "parrain" grenoblois: 6 hommes en garde à vue
Six hommes ont été placés en garde à vue mardi dans l'enquête sur la disparition il y a plus de deux ans de Robert Maldera, figure du milieu italo-grenoblois des années 1980, a-t-on appris mercredi de source policière, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Deux d'entre eux avaient déjà été arrêtés en avril 2016 et relâchés à
l'époque au terme de leur garde à vue mais ils sont toujours considérés comme les principaux suspects dans cette affaire.

Leur garde à vue de 96 heures, entamée en 2016, devrait s'achever jeudi.

Cette nouvelle série d'interpellations, menée par l'antenne grenobloise de
la police judiciaire de Lyon, s'est déroulée dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs".

Le matin du 26 septembre 2015, Robert Maldera, 55 ans, avait quitté son domicile dans la banlieue huppée de Grenoble pour un rendez-vous à
Saint-Martin-d'Hères avec un artisan, patron d'une entreprise de rénovation.
C'est l'un des deux principaux suspects du dossier.

Robert Maldera, 55 ans, n'a jamais été revu depuis et n'a plus donné signe
de vie: ni retrait bancaire, ni appel téléphonique. Sa voiture avait été
retrouvée deux mois plus tard sur un parking de cette commune voisine de
Grenoble.

Dans ce dossier "assez complexe", les auditions des gardés à vue, tous des
hommes "d'origine sicilienne" et gravitant dans l'"environnement plus ou moins proche" des deux principaux suspects, pourraient venir étoffer des éléments matériels déjà amassés, selon des sources concordantes.

Surnommé "il pazzo" (le fou en italien), Robert Maldera était considéré dans les années 80 comme l'un des "parrains" du milieu italo-grenoblois qui a longtemps régné en maître sur la ville.

Mais il n'avait plus défrayé la chronique depuis dix ans. Écroué en
décembre 2004, avec son frère Jean-Pierre, dans une affaire liée au grand
banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d'argent, extorsion de fonds, proxénétisme en bande organisée, etc.), il avait été libéré au printemps 2005 à la suite d'un vice de forme qui avait conduit à l'annulation de l'ensemble de la procédure.

Mais c'est surtout dans les années 80 que l'homme avait fait parler de lui.

Détenu à la prison de Bourgoin-Jallieu (Isère), il s'était coupé l'auriculaire
de la main droite en juin 1984 et l'avait envoyé au juge d'instruction pour
obtenir la libération de sa compagne, une prostituée de 22 ans.

Avec AFP





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