Lyon 1ère

GE Hydro/Alstom: Montebourg brandit sa solution pour sauver les emplois de Grenoble

Mardi 3 Octobre 2017

GE Hydro/Alstom: Montebourg brandit sa solution pour sauver les emplois de Grenoble
Arnaud Montebourg a brandi lundi soir devant les salariés menacés de GE Hydro/Alstom de Grenoble un scénario qui pourrait sauver leur site, un mélange d'"action politique, de lutte syndicale et de menace de poursuites pénales".

"Il reste quinze jours pour que l'Etat rachète les actions qu'il loue à Bouygues au sein d'Alstom et qu'ensuite il fasse jouer l'option de rachat de GE Renewable", a déclaré l'ancien ministre de l'Economie, qui avait oeuvré à la rédaction de l'accord de co-entreprise lors du mariage de General Electric avec la partie énergies d'Alstom en 2014.

Pour l'avocat et homme politique qu'a été Montebourg, "il est impossible
que ça ne se fasse pas", mettant en avant un risque de poursuites pénales pour "détournement de fonds publics par négligence" pour l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

En effet, "après la fusion Siemens-Alstom (annoncée la semaine dernière, ndlr), il y a une prime de 4 euros par action et un dividende exceptionnel qui sera versé de 4 euros par action, soit 8 euros pas action.

Si l'Etat n'exerce pas son option d'achat d'actions (de Bouygues), il se prive de 380 millions d'euros de gains possibles", a-t-il expliqué.

"Il y a un risque pénal maximal pour l'actuel ministre de l'Economie" a
insisté Montebourg, rappelant le précédent de Christine Lagarde, condamnée par la Cour de justice de la République.

Si le gouvernement, pour le moment très silencieux sur le plan social en
cours qui concerne 345 des 800 postes du site de turbines hydroélectriques de pointe de Grenoble, opère cet achat d'actions, il se permettrait ensuite "d'exercer l'option de rachat de la co-entreprise GE Renouvelables entre le 1er et le 31 mai 2018, une option utilisable encore aux mêmes dates en 2019", a détaillé M. Montebourg.

Le "militant égaré de la cause du +made in France+", comme il se décrit
lui-même, avait replongé dans l'accord qu'il avait participé à rédiger, le
brandissant devant les plus de 300 salariés du site, leur famille et des
retraités d'Alstom et de Neyrpic.

Enfin, si tout ce passe selon ce scénario, Arnaud Montebourg qui a créé son entreprise de conseil au démarrage d'entreprises, propose de travailler "bénévolement" à la recherche d'investisseurs pour reprendre cette activité "d'avenir dans l'énergie renouvelable, de pointe et unique au monde".

Le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) et le président de la métropole
grenobloise Christophe Ferrari (PS) vont s'associer à la député Emilie Chalas (LREM) pour interpeller le ministre de l'Economie pour lever cette option d'achat avant le 17 octobre.



Avec AFP


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