Lyon 1ère

GE Hydro/Alstom: l'intersyndicale de Grenoble interpelle le gouvernement

Mercredi 4 Octobre 2017

GE Hydro/Alstom: l'intersyndicale de Grenoble interpelle le gouvernement
L'intersyndicale des salariés du site de GE Hydro/Alstom à Grenoble, menacé d'un plan de licenciement de 345 des 800 emplois, a demandé mardi "solennellement" au gouvernement de "prendre ses responsabilités" dans ce dossier industriel sur lequel il est resté silencieux.

"Nous demandons solennellement au gouvernement de prendre ses
responsabilités en exerçant l'option d'achat des actions de Bouygues au sein d'Alstom avant le 17 octobre, date d'expiration de cette option pour l'État", qui loue ces actions actuellement, écrivent les syndicats CFE-CGC, CFDT et CGT.

Selon eux, "il semblerait que le non exercice de l'option d'achat par
l'Etat ferait perdre aux contribuables un gain substantiel susceptible d'être
qualifié de détournement de fonds publics par négligence justifiant des
poursuites sur le fondement de l'article 432-16 du code pénal".

L'intersyndicale "appelle l'État à prendre la mesure de tous les enjeux de ce dossier urgent qu'il doit réinvestir", rappelant les intérêts de l'État, des salariés et de l'industrie française", notamment celle des énergies renouvelables, hydraulique en tête.

L'intersyndicale reprend la piste exposée lundi soir par Arnaud Montebourg, l'ancien ministre de l'Économie sous le gouvernement Valls, qui avait rédigé l'accord de vente de la branche Énergie d'Alstom au conglomérat américain General Electric.

"Un accord original pour compenser l'humiliation de cette vente à GE", a
souligné le chantre du patriotisme économique, en retrait de la vie politique mais disert sur le cas Alstom.

En effet, si l'option de rachat était utilisée, elle permettrait de gagner
quelques mois pour envisager - dans le scénario déroulé par Montebourg aux salariés - de faire jouer ensuite en 2018 ou 2019 l'option de rachat de GE
Renewable.

Alors que le maire de Grenoble Eric Piolle (EELV) et le président de la
métropole Christophe Ferrari (PS) entendent interpeller le ministre de
l'Économie Bruno Le Maire, la députée de la circonscription Emilie Chalas
(LREM) préfère jouer le rôle de "facilitateur de dialogue".

Elle évoquera mardi soir avec la secrétaire d'État à la Transition
écologique Brune Poirson "la stratégie de l'État pour la place de la filière
hydroélectrique dans la transition énergétique".

Quant au court terme, le secrétaire d'État Benjamin Griveaux devrait
recevoir à Bercy la direction de GE Hydro cette semaine, après avoir reçu en août les salariés, très inquiets devant la perspective d'un plan social
brutal.




Avec AFP




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