Lyon 1ère

GE Hydro: six élus réclament une prolongation du délai de négociations

Samedi 18 Novembre 2017

Six élus de l'Isère ont réclamé cette semaine dans un courrier à la ministre du Travail Muriel Pénicaud un délai
supplémentaire de deux mois pour négocier le plan social menaçant 345 emplois chez GE Hydro Grenoble, repoussé unilatéralement vendredi par la direction au 22 décembre.

Dans ce texte adressé mercredi à Mme Pénicaud, le maire de Grenoble Éric
Piolle (EELV), les sénateurs Guillaume Gontard (DVG), Frédérique Puissat (LR), Michel Savin (LR), la députée Marie-Noëlle Battistel (PS) et le maire de Pont-de-Claix Christophe Ferrari (PS) dénoncent "un projet de restructuration incompréhensible" et appuient la position de l'intersyndicale.

"Nous demandons un délai de concertation de deux mois supplémentaires afin d'examiner toutes les propositions alternatives et viables qui existent pour conserver cet outil industriel majeur et limiter le nombre de suppressions d'emplois", précisent-ils, disant partager "l'inquiétude" et la "colère" des
salariés.

Ils appellent à la "bienveillance" de Mme Pénicaud sur ce dossier.

Les six élus estiment que la concertation n'a jusqu'alors été menée que de "manière globale" sur l'ensemble des trois sites européens (Bilbao en Espagne, Birr en Suisse et Grenoble) concernés par des suppressions de postes et non
"spécifiquement" sur le "plan de suppressions des emplois du site de Grenoble et des mesures d'accompagnement associées".

Évoquant des "engagements fixés en 2015", ils rappellent que lorsque
General Electric "s'était porté acquéreur", le ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron, avait promis que le gouvernement "serait comptable des engagements pris en la matière".

Après avoir une première fois unilatéralement prorogé le délai de
concertation au 4 décembre, la direction de GE Hydro a fait savoir vendredi dans un communiqué qu'elle repoussait à nouveau ce délai au 22 décembre.

Au cours de discussions qui se sont tenues jeudi, la direction de GE Hydro
a proposé de prolonger les négociations du plan social de six semaines.

Mais l'intersyndicale, qui lui présentait un scénario alternatif pour pérenniser le site, a refusé.

Avec AFP





Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 15 Octobre 2018 - 23:09 Big Brother à la SNCF

Dimanche 14 Octobre 2018 - 09:17 Changement de génération chez Les Republicains

Vendredi 12 Octobre 2018 - 22:44 Le Parti socialiste à l’heure européenne

Lundi 8 Octobre 2018 - 20:59 La Région au secours des mairies