Lyon 1ère

Gattaz: renoncer aux subventions en échange d'une baisse du coût du travail

Mercredi 12 Juin 2013

Les entreprises françaises devraient envisager de renoncer à...


Gattaz: renoncer aux subventions en échange d'une baisse du coût du travail
Les entreprises françaises devraient envisager de renoncer à l'essentiel des aides de l'État en échange d'une baisse significative du coût du travail, de quelque 50 milliards d'euros, a estimé ce mercredi le candidat à la présidence du Medef,
Pierre Gattaz, à l'occasion d'un déplacement sur l'un des cinq sites de production français de son entreprise Radiall, celui de l'Isle d'Abeau, dans l'Isère.

"Je ne suis pas pour demander l'obole au gouvernement. Je dis +gardez votre argent+ parce que, quand l'État vous donne de l'argent, il vous le fait payer dix fois en impôts, en taxes, etc.", a-t-il déclaré.
 
"En revanche, ce qu'il faut, c'est qu'il baisse les coûts du travail et les prélèvements", pour rendre les entreprises de l'Hexagone plus compétitives, a-t-il ajouté.
 
Il faut un "choc de compétitivité". "Il y a 50 milliards à décaler", a-t-il précisé en allusion aux cotisations patronales, notamment celles destinées à la politique familiale.

Pierre Gattaz suggère "trois points de TVA sociale et un tout petit peu de CSG, mais pas trop" pour financer 25 milliards sur le total. "En étalant sur trois ans c'est indolore", a-t-il affirmé en réponse à une question sur la baisse de la consommation que pourrait induire une telle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée.
 
Les 25 milliards restants seraient, selon lui, financés par des économies, notamment sur "la gestion des hôpitaux, sur la cartographie des hôpitaux", ou encore le nombre de collecteurs d'impôts.
 
"C'est un vrai sujet qui n'est ni de gauche ni de droite", a-t-il lancé au sujet de la dépense publique qu'il voudrait voir passer de près de 57% du produit intérieur brut à "53% ou 52%".
 
Pierre Gattaz estime également nécessaire d'"arrêter les emplois subventionnés". "Ces jeunes sont sur une voie de garage. Cela coûte une fortune parce que l'État gère mal", a-t-il ajouté suggérant de "donner beaucoup plus la possibilité de faire de la délégation de service public".
 
"Plutôt que l'État gère des crèches, des maisons de retraite, etc., vous confiez cela à des jeunes entrepreneurs. Ils sont prêts à le faire, c'est beaucoup plus optimisé", a-t-il affirmé.

Avec AFP

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