Lyon 1ère

Grand Stade de Lyon: faute d'émirs, l'OL doit innover...

Mardi 30 Juillet 2013

Grand Stade de Lyon: faute d'émirs, l'OL doit innover...
OL Groupe a annoncé mardi le lancement d'une émission obligataire pour plus de 80 millions d'euros, ultime étape du
financement du Grand Stade de Lyon, dont les travaux débuteront mercredi avec plusieurs années de retard.
 
Les principaux actionnaires de l'OL, ICMI (holding du président de l'OL Jean-Michel Aulas) et Pathé -respectivement 34,17% et 29,87% du capital social-, se sont engagés à souscrire cette émission obligataire, précise le groupe dans un communiqué.
 
Les travaux de ce complexe sportif de 58.000 places commenceront mercredi, a précisé Aulas à la presse, après de nombreuses péripéties depuis le lancement du projet début 2007. Initialement, il devait être inauguré à l'été 2010.
 
Les obligations subordonnées remboursables en actions nouvelles ou existantes (Osrane) auront une valeur nominale unitaire de 100 euros et "seront émises au pair le 27 août 2013".
 
Elles seront remboursées le 1er juillet 2023 par la remise de 45 actions nouvelles ou existantes de l'OL par obligation.
 
Le montage financier, au point mort pendant des mois, a été débloqué le 19 juillet par le vote, au conseil général du Rhône, d'une garantie financière de 40 millions d'euros sur l'un des emprunts obligataires de l'OL.
 
Le montage final comprend 135 millions d'euros de fonds propres, un financement obligataire de 112 millions d'euros, un total de dettes bancaires et location financière de 144,5 millions, ainsi que des revenus pendant la phase de construction pour 13,5 millions.
 
Le ministre de l'Économie Pierre Moscovici a salué cette "première pour un club français", y voyant l'occasion de "faire évoluer le modèle économique d'un club, voire du football français, en s'inspirant de ce qui se fait à l'étranger".
 
"Tous les clubs n'ont pas des émirs ou des oligarques", a-t-il relevé lors d'une conférence de presse, allusion aux nouveaux riches qui dominent largement le marché des transferts, Paris Saint-Germain et Monaco.
 
Pour M. Moscovici, "il est important de se doter de structures qui peuvent résister à tel ou tel désinvestissement qui peut se produire", en compensant par des revenus fixes les aléas sportifs ou les changements dans l'actionnariat d'un club.
 
Jean-Michel Aulas a d'ailleurs chiffré les retombées de l'infrastructure pour le club à "des centaines de millions d'euros sur les vingt prochaines années", soit "70 à 100 millions d'euros de ressources complémentaires annuelles".
 
Lors de la phase de construction, le Grand Stade devrait créer "1.500 emplois directs et 1.000 emplois indirects". En phase d'exploitation, 1.000 personnes y travailleront de façon permanente et 1.500 à 2.000 autres viendront les soirs de match.
 
La mise en service du complexe situé à Décines, est attendue pour la seconde moitié de la saison 2015/16, avant d'accueillir l'Euro 2016.

Avec AFP
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