Lyon 1ère

Grand Stade de l'OL: deux eurodéputés écrivent au préfet et au président du grand Lyon

Jeudi 11 Septembre 2014

Michèle Rivasi
Michèle Rivasi
Les écologistes pointent du doigt le grand stade depuis des années, pour son "inutilité : l’actuel stade, bien desservi, de 42 000 places à Gerland, n’étant jamais plein", et son "coût public prohibitif pour de seuls intérêts privés".

"Force est de constater que malgré des décisions de justice récentes, toute opposition citoyenne à ce projet et l’application même du droit sont entravées" dénoncent dans une lettre ouverte au préfet, Michèle Rivasi et José Bové.

"En effet, dans le cadre de la construction des accès au futur Grand Stade, le tracé de certaines routes se fait au détriment d’exploitations agricoles, qui se retrouvent coupées en deux. Tant sur le plan humain, pour l’exploitant, que sur le plan écologique, avec la nécessité de préserver les terres agricoles, nous dénonçons fermement le choix du tracé".

Un exploitant agricole avait saisi le Tribunal Administratif puis la Cour Administrative d’Appel de Lyon, pour contester l’utilité publique du projet de Grand Stade, ainsi que les accès afin de remettre en cause la procédure d’expropriation dont il faisait l’objet. Il a pour ce faire invoqué le droit européen de l’environnement en matière d’études d’impact des projets sur l’environnement.

"Le 14 mai 2014, la Cour Administrative d’Appel a annulé l’arrêté du Préfet du 23 Janvier 2012, qui déclarait l’utilité publique du projet, et permettait ainsi l’engagement des travaux" rappellent les deux députés européens.

"Ainsi tous les travaux en cours auraient du être suspendus, dans l’attente de nouvelles décisions (sur la validité de la procédure d’expropriation le 17 septembre notamment) ou mises en conformité du projet avec la loi. Pourtant, les entreprises ont pénétré, avec le soutien des forces de l’ordre, sur la propriété de M. Layat en démolissant un portail afin de permettre aux travaux de débuter sur son terrain".

Dans leur lettre ouverte, Michèle Rivasi et José Bové demandent au préfet "de sursoir aux travaux tant que toutes les procédures de recours ne sont pas épuisées afin de ne pas sacrifier inutilement un outil économique agricole". 

Ils demandent par ailleurs au préfet "d’étudier sérieusement une alternative au tracé de cette route afin d’éviter d’impacter les terrains agricoles".



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