Lyon 1ère

INFO LYON 1ère: 200 personnes en passe d'être expulsées dans le 7ème arr. de Lyon

Samedi 11 Avril 2015

"Nous, Albanais et Kosovars, ne sommes pas protégés en France" c'est par ces mots que débute le communiqué des réfugiés qui, pepuis deux ans, occupent l'ancien immeuble militaire du boulevard Yves Farges, et qui jouxte l'ancien bâtiment des chèques postaux.

Environ 230 personnes (150 adultes et 80 enfants), tous Albanais ou Kosovars, vivent dans ce squat, occupant à la fois l'immeuble en dur, que des baraquements de fortune construits tout autour. ce sont des déboutés du droit d'asile et des primo-arrivants.

Deux ou trois familles par chambre, dont une bonne part se dit "menacées de représailles".

"Le 31 mars vers 6 heures et demie du matin, la police est arrivée et a tambouriné à la porte. Les enfants ont eu peur. Il y avait une dizaine de fourgons. Ils ont fait un contrôle d'identité et ont vérifié si on avait des papiers. Ils ont emporté avec eux les passeports d'une vingtaine d'entre nous qui doivent aller signer deux fois par semaine à la police à la Part Dieu, lundi et jeudi" détaillent les occupants.

Depuis cette date, la police effectue des contrôles au quotidien et le squat devrait être évacué lundi ou mardi matin.

"Ce que nous demandons, c'est de pouvoir rester dans ce squat en attendant de trouver un réel hébergement. Nous sommes très en colère parce qu'une telle situation n'arrive en France qu'aux Albanais et aux Kosovars. Nous ne sommes pas des animaux et nous voulons être respectés comme tous les autres" expliquent les familles.

 

"Beaucoup d'entre nous risquons d'être tués si nous sommes renvoyés en Albanie. Nous demandons l'aide de la France, de la Préfecture, et de toutes les personnes qui voudront venir nous soutenir le jour où nous serons expulsés".

La trêve hivernale s'est achevée le 31 mars et les expulsions sont à nouveau possibles depuis cette date.

Ce squat a défrayé la chronique, à plusieurs reprises: bagarre au couteau, violences conjugales...

Une mafia albanaise avait même pris le contrôle des lieux l'an dernier, réclamant jusqu'à 200 euros par mois aux familles pour pouvoir dormir dans ce logement de fortune,

Une des familles était allée tout raconter à la police, qui avait procédé à l'interpellation d'une petite bande de caïds.
 
Malgré une décision de justice autorisant l'été dernier l'intervention des forces de l'ordre, le préfet Carenco avait renoncé à l'évacuation du squat, jugeant qu'il ne posait pas problème.















 

Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20