Lyon 1ère

"Immuniser Lyon": une campagne d'information sur la vaccination contre des maladies "du passé"

Jeudi 11 Juin 2015

"Immuniser Lyon": une campagne d'information sur la vaccination contre des maladies "du passé"
Une campagne inédite de sensibilisation aux enjeux de la vaccination, "Immuniser Lyon", a été lancée dans la capitale rhônalpine invitant le public à vérifier son carnet vaccinal,
notamment pour des maladies infectieuses "du passé" aujourd'hui résurgentes.
 
Portée "pour la première fois en France et en Europe", selon ses promoteurs, par un collectif local d'acteurs de la vaccination, qu'ils soient privés (Sanofi Pasteur, unions professionnelles de médecins, de sages-femmes, mutuelles...) ou publics (Ville de Lyon, La Métropole, Hospices civils de Lyon, Agence régionale de la santé, Caisse d'Allocations familiales...), cette campagne doit durer un an.
 
Objectif: remettre l'accent sur la nécessité de la vaccination et de la prévention de manière à ce que ne se développent pas à nouveau un certain nombre de maladies qui, par le passé, ont été ravageuses

Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb, et Alain Mérieux, président du groupe pharmaceutique éponyme et partenaire de l'opération, ont ainsi présenté cette campagne.
 
La résurgence de la rougeole et de la coqueluche en France est une réalité mesurable que vous pouvez voir tous les jours à l'hôpital", a souligné pour sa part le Professeur Yves Gillet, responsable des urgences pédiatriques à l'hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon.
 
Selon lui, il y a eu près de 50.000 cas de rougeole en France entre 2006 et 2011 contre lesquels aujourd'hui "il n'y a pas de traitement antiviral connu", seulement "un traitement symptomatique".
 
Une "trentaine de cas" de coqueluche ont été recensés en 2014 à Lyon et deux ont été mortels en 2013.
 
"Nous ne souhaitons pas imposer la vaccination à une population passive mais informer. C'est un appel à l'intelligence, un pari sur l'avenir", a poursuivi le professeur Gillet.
 
Selon une enquête récente de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES), près de 80% des Français de 18 à 75 ans sont favorables à la vaccination contre 61% il y a cinq ans. "Mais si les couvertures vaccinales sont encourageantes chez les jeunes enfants, elles restent encore très insuffisantes pour le reste de la population" en ce qui
concerne les vaccinations contre le papillomavirus, la grippe -avec un taux stagnant à 55% ces dernières années- et le méningocoque, d'après le document.

Pour le méningocoque C, "à peine 20% des 15-19 ans sont vaccinés" aujourd'hui.


Avec AFP

 
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