Lyon 1ère

Isère: exaspérés, trois maires plaident pour "de nouvelles stratégies" face à la délinquance

Mardi 3 Octobre 2017

Isère: exaspérés, trois maires plaident pour "de nouvelles stratégies" face 
à la délinquance
Les maires de Grenoble, Echirolles et
Saint-Martin-d'Hères réclament "de nouvelles stratégies face à la grande
délinquance et des moyens humains" face aux "phénomènes de violence majeurs" que vivent ces communes de l'agglomération grenobloise.

"Notre agglomération est située au carrefour des routes européennes des
trafics de toute nature. Cette réalité provoque des phénomènes de violencemajeurs dans les communes de l'agglomération comme Echirolles,
Saint-Martin-d'Hères et Grenoble", écrivent mardi dans un communiqué commun les maires de Grenoble, Eric Piolle (EELV), d'Echirolles Renzo Sulli (PCF) et David Queiros (PCF).

Les trois élus estiment que sans "moyens humains matériels et financiers" alloués à la police judiciaire et au parquet par le gouvernement, "la sécurité des habitants ne pourra être pleinement assurée".

Cet appel intervient trois jours après qu'un homme encagoulé a tiré en rafale avec un fusil d'assaut, sans faire de blessé, sur la devanture d'un magasin de vêtements du centre de Grenoble, pour une raison inconnue.

Vingt-huit douilles de calibre 7,62 mm, utilisé pour les fusils de type kalachnikov, avaient été retrouvées sur place.

"Nous réclamons de nouvelles stratégies face à la grande délinquance et des moyens humains nécessaires pour y faire face", ajoutent-ils, en demandant au
ministre de l'Intérieur Gérard Collomb "d'expérimenter dans les meilleurs
délais la police de sécurité du quotidien" sur leurs trois communes.

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron afin de rapprocher la police de la population, la future "police de sécurité du quotidien" devrait voir le jour début 2018. Plusieurs villes se sont déjà portées candidates: Villeurbanne, Lille, Lens, Roubaix, Toulouse ou encore Aulnay-sous-Bois, commune devenue, avec "l'affaire Théo", le symbole d'un divorce entre police et jeunes dans les quartiers.

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, a dénoncé lundi dans un
entretien au Dauphiné Libéré la "culture de la violence" ancrée à Grenoble.

"Il y a un niveau de violence dans cette ville qui n'existe pas dans les autres villes de cette taille", a-t-il dit. Celle-ci se manifeste "non seulement par des règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants mais aussi par le nombre de vols avec violence" et également par "un usage des armes extrêmement fréquent", selon le magistrat.




Avec AFP




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