Lyon 1ère

L'OIP dénonce des violences répétées à la prison de Villefranche-sur-Saône

Mercredi 5 Juillet 2017

L'OIP dénonce des violences répétées à la prison de Villefranche-sur-Saône
Un rapport de l'Observatoire international des prisons (OIP) dénonce des mauvais traitements et des violences répétées à l'encontre de détenus de la maison d'arrêt de
Villefranche-sur-Saône, et ce depuis plusieurs années.

L'enquête de l'OIP, évoquée aussi par Le Progrès, évoque une "atmosphère
délétère" entre les murs de la prison qui tiendrait "à l'image excessivement
sécuritaire que se font certains surveillants du fonctionnement d'un
établissement" pénitentiaire.

L'OIP reprend dans son enquête plusieurs éléments déjà pointés du doigt par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dans un rapport de 2012.

Il évoquait notamment à l'époque "la banalisation des moyens de contrainte" comme "des coups portés sur la tête lors des transferts vers les quartiers disciplinaires, l'intrusion dans les cellules la nuit avec violences
consécutives, des coups portés dans les coursives en représailles à un
comportement jugé déplacé".

D'après l'OIP, malgré ce rapport accablant, rien n'a évolué depuis. "Au
tribunal, quand on entend qu'on va être incarcéré à Villefranche, c'est comme si on prenait une double peine", témoigne un ancien détenu auprès de l'Observatoire.

Du côté de l'administration pénitentiaire, on ne nie pas les problèmes dénoncés, pourtant graves. "La situation décrite se base sur des faits réels", concède un porte-parole, ajoutant que "le renouvellement du
personnel dans cet établissement est incessant, ce qui complexifie la
situation".

En novembre 2016, un nouveau directeur a été nommé avec pour mission de remettre de l'ordre dans la maison d'arrêt. "Il y a eu une prise en main qui a généré des tensions avec les surveillants. On a constaté du mieux mais c'est un travail de longue haleine, précise l'administration pénitentiaire. Ça ne se fait pas facilement mais on est sur la bonne voie".

L'OIP en doute : "en dépit de deux rapports accablants du CGLPL et de
nombreuses plaintes de personnes détenues auprès du Défenseur des droits, les pouvoirs publics ne semblent pas prendre au sérieux cette situation", conclut son rapport.


Avec AFP


Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20