Lyon 1ère

L'Oeuvre française et les Jeunesses nationalistes refusent la dissolution

Mercredi 24 Juillet 2013

L'Oeuvre française et les Jeunesses nationalistes refusent la dissolution
L'Oeuvre française et les Jeunesses nationalistes ont annoncé mercredi soir déposer "un recours en référé suspensif devant le Conseil d'État", afin d'obtenir l'annulation de leur dissolution sur décret présidentiel, annoncée par Manuel Valls plus tôt dans
la journée.
 
"Les Nationalistes vivront!" écrivent Alexandre Gabriac, leader des Jeunesses nationalistes, et Yvan Benedetti, président du groupuscule pétainiste l'Oeuvre française, dans un communiqué adressé à la rédaction de Lyon 1ère.
 
Désignant la dissolution comme "une forfaiture", ils assurent que leurs mouvements "prennent leur origine dans la France, c'est le souffle de vie de cette Patrie irrévocable, qui s'incarne en chacun de nous".
 
Les leaders nationalistes qualifient François Hollande de "président fantoche, qui n'a eu de cesse de souiller notre France" et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de "larbin des lobbys communautaristes".
 
Ils annoncent: "Si ça n'est plus demain à notre bannière que vous nous reconnaîtrez, vous nous reconnaîtrez car nous serons toujours là, derrière vous, anonymes (...)"
 
Après l'émotion suscitée par la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric, le 5 juin, Troisième voie, son service d'ordre et une association proche, avaient été dissous le 10 juillet. Serge Ayoub, le fondateur de Troisième voie, avait annoncé son intention de faire annuler le décret pour "abus de pouvoir".
 
Les dissolutions annoncées mercredi visent à rappeler, selon le ministre de l'Intérieur, qu'"il n'y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l'antisémitisme ou des actes antimusulmans".
 
Le ministre de l'Intérieur a décrit l'Oeuvre française comme une "association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras". Ce groupuscule, fondé en 1968, est organisé "comme une milice privée
avec des camps de formation de type paramilitaire", a souligné le ministre de l'Intérieur.
 
Les Jeunesses nationalistes (JN), considérées comme la branche activiste de l'Oeuvre française, ont été fondées en octobre 2011 par Alexandre Gabriac, un jeune élu FN exclu du parti après la diffusion d'une photo qui le montrait faisant un salut nazi.
 
Basées à Lyon, l'Oeuvre française et les JN avaient multiplié ces derniers mois les actions coup de poing, notamment en marge des manifestations contre le mariage homosexuel.

Avec AFP

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