Lyon 1ère

La 2e CCI de France voit le jour dans un contexte financier tendu

Lundi 11 Janvier 2016

©Jean-Jacques Raynal
©Jean-Jacques Raynal
La Chambre de commerce et d'industrie Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, deuxième de France par le nombre d'entreprises adhérentes, est désormais opérationnelle, mais un contexte financier tendu l'oblige déjà à faire des économies.
 
Sur un budget "en rythme de croisière" de l'ordre de 60 millions d'euros, la CCI souhaite économiser 3,7 millions, a indiqué son président Emmanuel Imberton, qui dirigeait jusqu'alors sa composante lyonnaise.
 
"Nous ferons tout notre possible pour avoir un résultat d'exploitation à l'équilibre cette année, ce qui implique des décisions difficiles et l'abandon de nombre d'actions", a-t-il ajouté. Alors que la CCI de Lyon a déjà supprimé des emplois l'an dernier, il n'exclut "aucune solution".
 
Le nouvel organisme consulaire, qui regroupe les anciennes CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne depuis le 1er janvier, emploie un peu moins de 500 personnes. Son territoire de compétence compte 2,3 millions d'habitants, dont 1,3 million pour la seule métropole de Lyon.
 
"Nous devions nous organiser pour faire face à la nouvelle donne (la création de la métropole de Lyon en 2015, ndlr), pour tenir compte de l'émergence de l'économie collaborative qui nous oblige à repenser notre fonctionnement, et pour nous adapter à la raréfaction de nos ressources fiscales qui atteindra -38% en trois ans", selon Emmanuel Imberton.
 
Le président a démenti que la chambre puisse céder, dans l'immédiat, une partie de
ses parts dans l'aéroport Lyon Saint-Exupéry, dont l'Etat souhaite se désengager, pour faire face à ses obligations financières. "Si ça tombait dans notre poche, ça pourrait repartir dans une autre", a expliqué Emmanuel Imberton, allusion aux 14,5 millions ponctionnés l'an dernier par l'Etat dans les fonds propres de la CCI de Lyon.
 
Imberton a par ailleurs été très ferme sur l'avenir du Musée des Tissus à Lyon qui perd 1,7 million d'euros par an, alors que la chambre est la seule en France à gérer un tel établissement muséal, à rayonnement international et dont les collections sont inaliénables.
 
"Je prendrai les décisions qui s'imposent quel que soit le prix à payer", a-t-il averti à quelques jours d'une réunion présentée comme étant celle de la "dernière chance", le 22 janvier prochain.

 

Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20