Lyon 1ère

Le second alpiniste coréen retrouvé mort dans le Mont-Blanc

Jeudi 3 Août 2017

Le second alpiniste coréen retrouvé mort dans le Mont-Blanc
Les secouristes de Chamonix ont retrouvé ce mercredi après-midi dans un trou de neige à 4.300 m d'altitude le corps sans vie de l'alpiniste sud-coréen de 34 ans, parti dimanche à l'assaut du Mont-Blanc avec un compagnon de cordée rescapé.

Une accalmie a permis à un hélicoptère de décoller vers 14H00, après presque deux jours d'un vent tempétueux empêchant toute intervention du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM).

Après recoupement des explications données par le rescapé de 41 ans et des photos de l'itinéraire, les secouristes ont trouvé le lieu du "bivouac":

"On a retrouvé le trou creusé dans la neige, où était le second Coréen", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel Bozon, dirigeant le PGHM de Chamonix. Le corps a été redescendu et confié aux pompes funèbres.

Les deux amis étaient partis dimanche du refuge des Cosmiques et avaient
été surpris par le mauvais temps au niveau du col de la Brenva après avoir
gravi 700 mètres de dénivelé.

"Au vu des horaires, ils n'étaient pas dans le respect des temps pour une
traversée du Mont-Blanc. Et quand la première salve d'orage est arrivée vers
14H00 (dimanche), ils auraient aussi déjà dû faire demi-tour", a estimé
Stéphane Bozon.

Le plus jeune des deux était "épuisé, incapable de se mouvoir, le plus
valide a essayé de le motiver, mais l'autre a dit qu'il voulait dormir", a
raconté le patron du PGHM.

Le plus âgé a alors laissé son compagnon dans l'abri creusé dans la neige et "il a essayé de sauver sa peau. Il est remonté vers le col pour échapper au vent".

"Quand il a appelé, je lui ai dit de faire demi-tour, mais il y est resté toute la nuit et c'est là qu'on l'a repéré le lundi. Il a eu une résistance phénoménale", a poursuivi le lieutenant-colonel Bozon.

Selon lui, les horaires et l'état d'épuisement de la victime à ce point de l'itinéraire laisseraient supposer des "effets conjugués de l'altitude et
d'une impréparation physique" additionnés à une "succession de non décisions ou mauvaises décisions au vu notamment de la dégradation des conditions météo".

Il n'existe aucune obligation de prendre un guide pour gravir le toit de
l'Europe, qui attire chaque année les alpinistes du monde entier.





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