Lyon 1ère

Les industriels abandonneront aussi les œufs de batterie (L214)

Lundi 2 Octobre 2017

Le groupe Andros, Pierre Martinet, Transgourmet, Léon de Bruxelles et Crescendo Restauration viennent à leur tour de s’engager à abandonner les œufs de poules élevées en cage, suite à des échanges avec L214.

Ces récents engagements surviennent après ceux pris cet été par de nombreuses entreprises telles que Domino’s Pizza, Courtepaille, Grand Frais, Best Western, Pomona, Marie Morin, Pâtisseries Gourmandes (Ker Cadélac) ou encore Goûters Magiques (Whaou !, Le Ster).

"Désormais, dans chaque secteur de l’agroalimentaire, les entreprises leaders sont engagées publiquement à exclure à date butoir (2025 au plus tard) les œufs de poules en cage de leur approvisionnement : grande distribution, restauration collective, hôtellerie, restauration commerciale, grossistes et fabricants industriels sont aujourd’hui concernés par ce changement" souligne l'association basée à Lyon.

"La quasi-totalité de la grande distribution (y compris le marché des surgelés : Picard, Thiriet et Toupargel), les grands groupes hôteliers et plus de 80% du marché de la restauration collective sont engagés dans une démarche d’approvisionnement hors-cage à travers les engagements de Sodexo, Elior, Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino, Accor, Best Western, Louvre Hotels, etc."

La restauration commerciale s’inscrit également dans cette dynamique selon L214, avec les engagements récents de Flunch, Brioche Dorée, Courtepaille, Domino’s Pizza, Crescendo ou encore Léon de Bruxelles.

A cela s’ajoutent les engagements des leaders du commerce de gros que sont Metro, Pomona et Transgourmet.

De nombreux poids lourds industriels sont aussi engagés, rayon par rayon, à bannir les œufs de batterie de leur approvisionnement : Mondelez (Lu, Cadbury, Milka), Bonne Maman, Mamie Nova, Harry’s, Pasquier, Waouh!, Ker Cadélac, Michel et Augustin, Pierre Martinet, etc.

C’est également le cas de la quasi-totalité des marques de mayonnaise (Amora, Bénédicta…) et des marques commercialisant des pâtes aux œufs (Groupe Panzani, Barilla, Alpina Savoie, Giovanni Rana…)

Pour Johanne Mielcarek, porte-parole de L214, "les engagements pris il y a quelques mois par les distributeurs dessinaient déjà une grande transition vers les élevages alternatifs. Avec les récents engagements de nombreux poids lourds industriels, nous avons aujourd’hui la preuve que l’élevage des poules en cage n’a plus aucun avenir en France. Nous nous approchons enfin de la fin des élevages en cage dont plus personne ne veut : ni les entreprises, ni les consommateurs, ni les animaux."

Au cours des dernières années, L214 a révélé plusieurs enquêtes montrant les conditions de vie des poules dans les élevages de batterie en France.

Le 30 mai dernier, l’association basée à Lyon a dévoilé les images d’un élevage de poules calamiteux situé en Vendée.

"Ces images ont convaincu le Groupe Panzani de s’engager à exclure les œufs de batterie de son approvisionnement" souligne L214

En mai 2016, l’association montrait l’état déplorable de 200 000 poules dans un élevage approvisionnant plusieurs enseignes de la grande distribution sous la marque Matines. Sous la pression de l'opinion publique, Matines a procédé au retrait de 2 millions d’œufs des rayons de supermarchés.


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