Lyon 1ère

Les salariés de SITL à Lyon inquiets d'un possible dépôt de bilan de FagorBrandt

Lundi 4 Novembre 2013

Les véhicules électriques produits par la SITL
Les véhicules électriques produits par la SITL
Un dépôt de bilan de Fagor pourrait mettre en danger l'existence de l'ex-usine lyonnaise du groupe, en voie de reconversion
dans la fabrication de véhicules utilitaires électriques et qui emploie 410 salariés.
 
La Société d'Innovation et de Technologie (SITL), dont une partie de la production est interrompue depuis le 14 octobre, a été créée en avril 2011 par l'industriel Pierre Millet.
 
Il avait racheté l'usine au groupe FagorBrandt, pour la réindustrialiser et développer de nouvelles activités - notamment la production de véhicules utilitaires 100% électriques - afin de remplacer progressivement la fabrication des lave-linge.
 
Lors de la vente, pour permettre le maintien des emplois (564 à l'époque) et le démarrage des nouvelles activités, Fagor s'était engagé à maintenir la fabrication de lave-linge chez SITL (520.000 exemplaires au total) jusqu'à mars 2015 et à financer des formations pour les salariés afin de faciliter leur reconversion.
 
Le groupe FagorBrandt a par ailleurs maintenu une petite unité recherche et développement de 40 salariés sur le site.
 
Selon la CGT, la fabrication des nouveaux produits - véhicules utilitaires, vélos et scooters électriques, mais aussi filtres d'assainissement - est insuffisante pour garantir l'avenir de l'entreprise. Ils ne représentent aujourd'hui que 7% du chiffre d'affaires, le reste dépendant toujours de FagorBrandt.
 
En outre, dénonce le syndicat, les engagements de Fagor sur le volume de lave-linge produits ou la formation des salariés n'ont pas été tenus.
 
Depuis la mi-octobre, en raison de retards de paiement des fournisseurs par Fagor, la fabrication des lave-linge a même dû être stoppée, et plus d'une centaine d'ouvriers de production se trouvent sans activité, au moins jusqu'au 8 novembre.
 
La direction de SITL a annoncé qu'elle demandait à l'Etat une prise en charge au titre du chômage partiel pour cet arrêt de production. Elle s'est engagée à compléter les salaires pour qu'il n'y ait aucune perte de rémunération, mais pas au-delà du 12 novembre, selon la CGT.
 
Un comité d'entreprise a été convoqué jeudi et vendredi, après un CCE de FagorBrandt mercredi en région parisienne.

Avec AFP



Gérald BOUCHON---un incendie, un accident, un radar...appelez notre numéro URGENCES 24H/24, 7J/7: 0950.21.90.20



Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 19 Octobre 2018 - 00:35 Une table Laurent Gerra à Lyon

Mardi 16 Octobre 2018 - 23:05 Le dépôt de bus de Perrache en route

Dimanche 14 Octobre 2018 - 22:46 On va jouer à Confluence