Lyon 1ère

Licenciés pour faute, des ex-salariés d'Avis à St-Ex dénoncent une discrimination

Lundi 7 Mai 2018

Quatre anciens salariés d'une agence de location de voitures Avis à Lyon contestent leur licenciement pour faute grave devant
le conseil de prud'hommes en dénonçant une discrimination basée sur leur origine.

Lundi, les cas de deux d'entre eux ont été examinés par la juridiction, les deux autres le seront le 5 novembre. Ces trois assistants commerciaux et un technicien de l'agence Avis à l'aéroport Lyon-Saint Exupéry estiment que leur renvoi est lié à leur origine maghrébine.

Licenciés pour faute grave, pour le premier en juillet 2014 et en août 2015 pour le deuxième, ils ont raconté à l'AFP en marge de l'audience "les différences de traitement" avec leurs collègues et "le climat hostile" qui régnait dans cette agence employant une quarantaine de salariés.

"Ce qui nous est reproché, c'est ce que tout le monde fait", ont-ils ajouté. La société Avis leur fait notamment grief d'avoir accordé des remises commerciales à des clients sans autorisation et de ne pas avoir respecté les
procédures, engendrant ainsi des primes indues.

Leur avocate, Me Valérie Mallard, a plaidé la nullité de leur licenciement en faisant valoir que des collègues ayant enfreint les mêmes règles "n'avaient pas été sanctionnés".

Dans cette affaire, le Défenseur des droits, autorité administrative indépendante dirigée par Jacques Toubon, a mené durant plus de trois ans une enquête qui a notamment comparé les contrats établis par les requérants et leurs collègues.

Celle-ci a conclu à "une procédure disciplinaire arbitraire, ciblée" et "détournée pour les évincer".

A la barre, la représentante du Défenseur des droits, Maëlle Dreano, a relevé que "sur 80.000 demandes, seuls quelque 80 cas font l'objet d'une présentation (de son institution) devant des juridictions", signe de l'importance accordée à cette affaire.

L'avocate d'Avis, Me Audrey Tomaszewski, a réfuté toute discrimination en assurant que ces salariés, comme d'autres en France "d'origine non maghrébine", avaient été sanctionnés pour avoir "pratiqué des fraudes".

Jugement le 24 septembre.



Avec AFP










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