Lyon 1ère

Ligne ferroviaire Lyon-Turin : la France et l'Italie "pleinement engagées" (Macron)

Mercredi 27 Septembre 2017

Le président de la République Emmanuel Macron a rappelé mercredi l'engagement de la France et de l'Italie dans la réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, lors d'un sommet à Lyon avec le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni.

"Nous sommes l'un et l'autre pleinement engagés", a assuré le chef de l'État lors d'une conférence de presse conjointe. "Il faudra développer sur le plan stratégique cet axe au-delà du tunnel de base", a-t-il ajouté en
annonçant la création d'un groupe de réflexion sur les interconnexions à la
ligne.

"Ce projet, on ne peut pas le faire réussir avec les idées d'il y a 20
ans", quand il a été imaginé ; il faut "l'adapter aux modes de mobilité
contemporains", des mobilités "plus écologiques, plus intelligentes", a
précisé M. Macron.

Le président du conseil italien Paolo Gentiloni s'est pour sa part félicité
que le Lyon-Turin "sorte renforcé" de ce 34e sommet.

"En Italie, nous avons travaillé évidemment sur toutes les interconnexions de l'ouvrage, pour réduire l'impact sur l'environnement et nous allons continuer à voir dans cet ouvrage une infrastructure nécessaire à l'unité ferroviaire européenne", a-t-il dit.

En juillet, la ministre des Transports Élisabeth Borne avait affirmé que le
Lyon-Turin était concerné par la "pause" dans les constructions de nouvelles infrastructures annoncée par M. Macron, en faisant état toutefois de la "spécificité" de ce projet "financé à 40% par l'Union européenne mais aussi à 35% par l'Italie".

Ces propos avaient jeté le trouble entre adversaires du Lyon-Turin, qui
avaient salué cette pause comme "une sage décision", et partisans du projet,
qui avaient demandé à l'Elysée de "clarifier sa position" et de "confirmer
l'engagement de l'État".

La société franco-italienne TELT, responsable de la réalisation de la
ligne, avait quant à elle assuré que "pause" ne signifiait pas "suspension"
d'un chantier déjà largement entamé.

Côté français, le percement de la galerie de reconnaissance de 9 km à
Saint-Martin-la-Porte (Savoie) s'est poursuivi et "1,4 km a été excavé", a
précisé mercredi à l'AFP un porte-parole de TELT. Le tunnelier, qui perce dans l'axe et au diamètre du tube Sud du futur tunnel, avance à la cadence de "dix mètres par jour", a-t-on précisé.

Des difficultés géologiques avaient été
rencontrées il y a quelques mois.

Côté italien, la galerie de reconnaissance de La Maddalena à Chiomonte, longue de 7 km, qui servira notamment d'accès au chantier du tunnel de base, est terminée.

Le futur tunnel transfrontalier, long de 57,5 kilomètres - 45 km en France
et 12,5 km en Italie - et dont le coût est estimé à 8,3 milliards d'euros, entre dans sa phase de construction, avait indiqué en juin Hubert du Mesnil,
président de TELT, assurant que le calendrier de la mise en service de la
ligne, à l'horizon 2030, serait tenu.

Le tunnel de base sera constitué de deux tubes à voie unique. Il reliera
les gares internationales de Saint-Jean-de-Maurienne et de Suse, avec des
interconnexions au réseau existant, en France et en Italie.


Avec AFP




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