Lyon 1ère

Loire: un arrêté interdisant le voile près d'un bassin communal retiré provisoirement

Dimanche 2 Juillet 2017

Loire: un arrêté interdisant le voile près d'un bassin communal retiré 
provisoirement
Le maire divers droite de Lorette
(Loire), Gérard Tardy, dont un arrêté controversé interdisant le voile et le
burkini autour d'un bassin de baignade communal a suscité la polémique, l'a retiré provisoirement dans l'attente de le représenter devant le conseil municipal.

Ce retrait est motivé par l'observation faite par la préfecture saisie dans le cadre de l'exercice du contrôle de la légalité de cet acte que c'est au conseil municipal de l'approuver.

Appliqué depuis l'ouverture le 24 juin dernier du nouveau bassin communal
et symbolisé par un pictogramme représentant la tête d'une femme voilée, barrée d'un trait rouge, l'arrêté polémique proscrivait "(...) monokini,
burkini, voile dissimulant partiellement ou totalement le visage,
combinaison".

Mais dimanche, Gérard Tardy a souligné qu'il n'avait "pas l'intention d'en modifier le contenu" pour produire le nouvel arrêté qu'il compte soumettre, le 12 juillet" lors d'un conseil municipal extraordinaire.

Il a souhaité "que le législateur prenne à bras le corps la réécriture de
l'article 1 de la loi de 2010 sur le port du voile dans l'espace public pour
le rendre applicable".

"En 2015, notre conseil municipal a adopté un voeu en ce sens que j'ai
transmis au président de la République", a-t-il encore affirmé.

Le retrait de l'arrêté controversé devrait avoir pour effet de rendre sans
objet le référé-liberté déposé par plusieurs associations que doit examiner lundi le tribunal administratif de Lyon.

"Gérard Tardy n'assume pas ses
actes. C'est une manière de se défiler devant la justice", a réagi Hamza Ould
Mohamed, le représentant de la Maison des Potes 42, une des associations qui a saisi la justice administrative.

De son côté, le préfet de la Loire, Evence Richard, a demandé à M. Tardy,
vendredi dans une lettre, de "préciser les fondements juridiques de certaines
interdictions" édictées dans son arrêté.

Il saisira la justice administrative en fonction de la réponse du maire,
attendue en milieu de semaine prochaine.

De son côté, le parquet stéphanois, saisi jeudi par la Fédération nationale
Maison des Potes - Maison de l'Egalité, doit décider dans les prochains jours
l'éventuelle ouverture d'une enquête pour discrimination.

Avec AFP




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