Lyon 1ère

Maëlys: l'enquête s'installe dans la durée

Dimanche 3 Septembre 2017

Une semaine après la disparition de la petite Maëlys, des plongeurs vont sonder dimanche de nouveaux plans d'eau pour tenter de trouver une piste dans cette enquête qui s'installe dans la durée

"Les recherches continuent. Il n'y a plus de ratissages depuis jeudi mais
on va faire venir dimanche des plongeurs pour explorer les plans d'eau, très nombreux dans la région. Du temps est nécessaire pour de telles recherches", a expliqué dimanche à l'AFP le commandant de la brigade de gendarmerie de la Tour du Pin (Isère), Jean Pertue.

La petite Maëlys, 9 ans, a disparu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27
août lors d'un mariage auquel elle assistait avec ses parents à
Pont-de-Beauvoisin (Isère).

"On avance; on recroise les informations; le travail des enquêteurs avance. Il faut rester positif à ce stade. Quand on travaille, on progresse", même si cela ne signifie pas nécessairement une percée décisive dans les recherches, a poursuivi le commandant Pertue.

Le procureur adjoint de Grenoble, Laurent Becuywe, s'était montré plus
circonspect la veille. En matière de disparition d'enfant, "les premiers temps sont primordiaux dans la recherche", avait-il relevé.

Pour lui, "les investigations sur le terrain (sont) peut-être déjà arrivées
jusqu'au bout".

Laurent Becuywe venait d'annoncer devant la presse la désignation de deuxjuges d'instruction pour mener l'enquête et l'ouverture d'une information judiciaire "contre X du chef d'enlèvement et séquestration d'un mineur de (moins de) 15 ans".

Ce changement de cadre judiciaire, a insisté le magistrat, va donner de
nouveaux moyens à l'enquête, qui risque bien de s'installer dans la durée. "Aucune piste n'est exclue. Tout est envisagé", a-t-il dit.

"Le cadre de la disparition en flagrance n'est plus judiciairement le cadre
le plus adapté (...). L'ouverture d'une information judiciaire donne des
prérogatives aux enquêteurs et aux juges d'instruction qui n'existaient pas
avant", a ajouté Laurent Becuywe.

"Les juges d'instruction verront avec les enquêteurs quels moyens adapter,
quelle lois procédurales, quelles techniques mettre en oeuvre pour identifier le ou les auteurs" de la disparition de Maëlys, a-t-il expliqué.

Et pourtant, gendarmes et enquêteurs n'ont pas lésiné sur leurs efforts
depuis une semaine. Plus de 200 auditions et une quarantaine de perquisitions ont été menées.

Les deux hommes de 34 ans placés en garde à vue jeudi et vendredi ont été
relâchés. Il existait "des éléments sur lesquels il fallait qu'(ils) s'expliquent (...). Dans l'état, il a été décidé que ces éléments n'étaient pas des charges permettant de les déférer devant le juge d'instruction", a dit le magistrat,

"En l'état du dossier, a-t-il répété (...), des charges suffisantes n'ont
pas été réunies contre les personnes gardées à vue. Je dis, c'est en l'état".

Les deux gardes à vue ont été levées avant l'expiration du délai légal de
48 heures, ce qui laisse la possibilité aux enquêteurs de réentendre les deux hommes le cas échéant.

La disparition de Maëlys a suscité aussi une émotion profonde dans la
région et plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à une "battue citoyenne" à la recherche d'un indice sur la disparition de la fillette.

Mais celle ci n'a rien donné, a indiqué dimanche le commandant Pertue.

"Les vérifications ont été faites mais aucune découverte d'indices ou de
traces substantielles n'a été faite", a dit le militaire, même si la gendarmerie a reçu beaucoup d'appels d'habitants.




Avec AFP




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