Lyon 1ère

Michel Havard : transports et (pas) commun

Mardi 11 Février 2014

Le candidat proposait ce matin, à deux pas de la gare de la Part-Dieu, ses idées en matière de transport.


Un métro plus un autre moins un dans le Vème

Michel Havard devant le plan de son projet de ligne. Crédit photo : Anne Contet
Michel Havard devant le plan de son projet de ligne. Crédit photo : Anne Contet

Michel Havard n’a pas de mot assez dur pour fustiger le projet de métro de Gérard Collomb dans le Vème : « J’espère que les lyonnais ne vont pas se laisser tromper par cette petite tactique politicienne ». Mais il défend le sien bec et ongle. Reliant sur 3,4 km la gare de la Part-Dieu à Saint Paul, il passerait par Hôtel-de-Ville, Saxe puis par une nouvelle station Les Halles Bocuse avant de rejoindre la Part-Dieu. Il faudra deux mandats pour financer cette ligne que Michel Havard voit comme le trait d’union entre l’est et l’ouest lyonnais, se connectant d’un côté aux 3 lignes de trains légers électrifiés de la gare de Saint Paul et ouvrant, de l’autre, vers la ligne D et le T3. Le coût ? Le prolongement vers Oullins a couté 200 millions d’euros, la ligne de Michel Havard faisant 3,4 km, ce calcul fait par le candidat UMP est simple. Et question métro ce n’est pas tout : il restera à mener à bien le projet  - déjà prévu - de prolongement du métro B jusqu’aux Hôpitaux Lyon Sud. Evidemment, un tel projet efface celui de Christophe Geourjon d’un métro enterré depuis Part Dieu puis sortant à l’air libre pour rejoindre Saint Exupéry, mais le leader de l’UDI avait l’air de prendre plutôt bien ce fait là.

Toujours du transport, mais plus léger

Pour les 1,4 millions de déplacement à pied de l’agglomération, Michel Havard n’a rien prévu de particulier. Mais pour les vélos une large palette d’idée est mise en avant : plus de vraies pistes cyclables en site propre, des parcs sécurisés pour lutter contre le vol, et même, pour les rues qui montent trop, un système bizarre où le cycliste, assis sur son vélo, prend appui d’un pied sur un sabot relié à un câble souterrain qui soulage ses muscles que la forte pente immobiliserait sinon.
Pour pacifier la pratique de l’automobile : une application smartphone qui vous dit où se trouve la place libre que vous cherchez en vain depuis 10 minutes. Car, d’après Michel Havard,  pas moins de 10% du trafic en centre-ville est dû à ces malheureux qui tournent en vain. Le fait de savoir si votre smartphone vous gardera la place le temps que vous la trouviez en vrai n’est apparemment pas encore décidé.
La candidat UMP a par ailleurs l’intention de réserver, sur quelques grands axes de pénétration dans la ville, une voie spéciale aux voitures qui accepteront de transporter au moins trois passagers (gare aux contrevenants, une œil électronique veillera)
Enfin, parce que le transport c’est aussi le tourisme, une longue et difficile négociation avec les différents intervenants concernés, conduira à peindre d’une même et seule couleur tous les taxis lyonnais qu’on repérera ainsi plus facilement.
Romain MELTZ