Lyon 1ère

Mobilisation de salariés pour reprendre en Scop leur usine dans le Rhône

Mercredi 15 Avril 2015

Mobilisation de salariés pour reprendre en Scop leur usine dans le Rhône
Les salariés de l'entreprise de plasturgie Gaillon basée dans le Beaujolais veulent reprendre leur usine en coopérative après la décision de VitasheetGroup de fermer le site.

Les salariés ont fait venir un médiateur, mercredi soir, en l'absence de réponses sur leur avenir.
 
"Les salariés sont furieux. Ils n'obtiennent aucune réponse aux questions
qu'ils ont posées. Alors à 18H30 la CFDT a fait venir un médiateur de la
direction du Travail", a déclaré à l'AFP un représentant du comité
d'entreprise.
 
"On est fatigués, tendus mais on essaie d'être constructifs et on espère
trouver une solution dans la soirée", a-t-il ajouté. Il avait assuré dans
l'après-midi que les salariés avaient "invité la direction à ne pas bouger de
la salle de réunion" tant que la situation ne serait pas débloquée.
 
Ce médiateur devait rencontrer les quatre membres de la direction de
Vitasheet et Gaillon ainsi que les six représentants des salariés ensemble,
puis séparément.
 
Selon des représentants du CE, le groupe Vitasheet a décidé en janvier de
fermer l'usine basée à Saint-Georges-de-Reneins, avec à la clef environ 58 licenciements sur 68 postes.
 
Ne subsisterait sur le site qu'une antenne commerciale employant un peu
moins d'une dizaine de salariés, selon ces sources. La production de Gaillon serait répartie dans deux usines du groupe confronté à des problèmes de surcapacité de production, en Allemagne et en Italie.
 
Vitasheetgroup qui se présente comme "le leader européen de la production de plaques de plastique extrudées sur mesure" est basé au Royaume-Uni mais appartient à un fond d'investissement allemand, Dubag.
 
"On ferme une boîte pour ramener du travail en Allemagne mais c'est une
entreprise qui fonctionne bien", s'insurge Renaud Billaud, secrétaire général de l'union locale (CFDT) de Villefranche-sur-Saône, syndicat
majoritaire dans l'entreprise.
 
Les salariés souhaitent mettre en place une société coopérative et
participative (Scop) ou à défaut négocier des indemnités de licenciement dans le cadre d'un plan social qu'ils chiffrent à 5,4 millions d'euros. Selon des représentants du comité d'entreprise, la direction propose 400.000 euros à partager entre 58 salariés.
 
"Ils reportent toujours leurs réponses à plus tard", s'est indigné auprès
de l'AFP un représentant du CE.
 
"Les salariés ont en moyenne 17 ans d'ancienneté. Nous sommes les derniers à faire de l'extrusion de plaque en plastique de forte épaisseur. Les salariés ne retrouveront jamais de travail en rapport avec leurs compétences", s'est alarmé cette même source.




 

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