Lyon 1ère

Nouveau gouvernement: "Il faut choisir: c'est soit le gouvernement, soit LR", selon Laurent Wauquiez

Mercredi 17 Mai 2017

Le premier gouvernement du quinquennat Macron
est dévoilé ce mercredi après-midi après un report de 24 heures, une équipe que le nouveau président veut d'une probité irréprochable, paritaire, ouverte à la société civile et surtout "et de droite et de gauche", une rupture dans la vie politique.

Signe de la primauté donnée à l'éthique, l'annonce de cette équipe d'une quinzaine de ministres a été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt.

L'équipe sera dévoilée à 15H00 à l'Elysée. La rencontre entre Macron et
le président du Conseil européen Donald Tusk, initialement prévue à la
mi-journée, est décalée dans la soirée "pour des raisons d'agenda", a indiqué
la présidence.

Egalement reporté d'un jour, le Conseil des ministres se tiendra jeudi.

Le contrôle des ministres est réalisé sous la houlette de la Haute autorité
pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée après l'affaire
Cahuzac, sous le quinquennat de François Hollande.

Cette nouvelle surveillance avait entraîné en septembre 2014 la démission du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud quelques jours après son arrivée au gouvernement, pour cause d'arriérés fiscaux.

Pour éviter toute mauvaise surprise, la présidence Macron demande une
vérification avant nomination et exige des déclarations d'intérêt remontant
plus loin que les cinq ans prévus par la loi.

L'Elysée veut aussi réaliser une rupture politique : un gouvernement qui
rassemble des responsables venus de la droite et de la gauche, pivot de la
doctrine politique d'Emmanuel Macron.

Première étape, lundi Emmanuel Macron a nommé un Premier ministre venu du parti Les Républicains, Edouard Philippe, ce qui a eu pour effet immédiat de semer la zizanie à droite sur le soutien ou non à ce gouvernement inclassable.

Objectif en vue des législatives des 11 et 18 juin : obtenir au Parlement
"une large majorité présidentielle, base de l'action du futur gouvernement" et "marginaliser les oppositions des anciens partis de gouvernement en dessinant
un arc de soutien allant des "progressistes" de l'ancien PS au centre droite", considère le politologue Olivier Ihl.

Depuis lundi, 120 élus de la droite et du centre ont signé un appel à
"répondre à la main tendue" par le nouveau président. "Une gifle" pour les candidats LR, selon le député Eric Ciotti.

Parmi eux, des figures de la droite modérée comme Thierry Solère, Benoist Apparu ou Nathalie Kosciusko-Morizet, le centriste Jean-Louis Borloo, ainsi qu'un grand nombre d'élus qui avaient parrainé NKM pour la primaire de la droite fin 2016.

En riposte, sous l'égide de François Baroin, Les Républicains ont lancé un
contre-appel des 577 candidats de la droite et du centre aux législatives à
défendre leurs "convictions" et à gagner ces élections pour imposer une
cohabitation.

"Il faut choisir: c'est soit le gouvernement, soit LR", a tranché Laurent Wauquiez, vice-président de LR.

Des socialistes ralliés dès la première heure à Macron pourraient entrer
au gouvernement, comme le maire de Lyon Gérard Collomb.

Le nom de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de François Hollande, circule également.

François Bayrou, chef de file du MoDem, dont l'appui a été précieux pour l'élection de M. Macron, est également sur les rangs.


Avec AFP







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